Publié dans Politique

Norbert Lala Ratsirahonana - « J’évoquais les anciens régimes et non l’actuel »

Publié le mardi, 25 octobre 2022



Après avoir déclaré, en fin de semaine dernière, depuis Vangaindrano, que « quand l’AVI s’écarte du pouvoir, il tombe», le président national du parti Asa Vita no Ifampitsarana Norbert Lala Ratsirahonana s’est fendu d’une déclaration hier pour éteindre l’incendie d’une mauvaise polémique.
Le chef de parti au sein de l’Isika rehetra miaraka amin’ny prezida Andry Rajoelina Norbert Lala Ratsirahonana a fait une déclaration hier dans l’après-midi à l’Arena Ivandry où il revient sur ses propos tenus en fin de semaine dernière à Vangaindrano dans la Région d’Atsimo -Atsinanana.
« Quand nous nous écartons d’un pouvoir, il tombe », avait déclaré le  président national du parti Asa vita no ifampitsarana ou AVI, Norbert Lala Ratsirahonana  lors d’une réunion politique de son parti. Des propos qui avaient suscité une levée de boucliers jusqu’au sein de la coalition présidentielle, y voyant une sorte de chantage en direction du régime actuel.
Dans sa mise au point, faite hier, Norbert Lala Ratsirahonana a tenu à remettre les choses dans leurs contextes. « Je tiens à faire une remarque. Il semble qu’une seule phrase a été reprise et relayée. Pourtant, il y a d’autres phrases que j’ai dites avant cette fameuse phrase dans lesquelles je précise que je parle de choses passées et non du présent. J’évoque donc les régimes antérieurs », indique Norbert Lala Ratsirahonana.
Selon lui, il ne s’agit pas « d’un mais de deux ou trois pouvoirs au cours desquels il y des cas de désaccord dans la gestion du pays qui sont apparus et à l’issue desquels l’AVI s’écarte volontairement ». Et lorsque l’AVI quitte un régime, coïncidence ou pas, celui-ci tombe, renchérit le numéro Un des jaunes et bleus. Des propos auxquels certains ont donné une interprétation exagérée.
Plus que jamais soudée
De la même manière, il précise ainsi que lorsqu’il a parlé de la bonne gouvernance et de trafics de ressources naturelles dans le pays à Vangaindrano, il ne s’agit pas de « critiques » mais « un constat ». « C’est un fait et personne ne peut le nier. Ce n’est pas une critique. Ce n’est pas comme si le régime ne prenait pas ses responsabilités. Ce sont des évènements qui se sont produits et il s’agit pour nous d’être vigilants à l’avenir », insiste-t-il.
Cette sortie est en tout cas une réponse aux détracteurs du régime actuel qui, fort des propos de Norbert Lala Ratsirahonana, voyaient un signe d’effritement dans le camp présidentiel. L’ancien Chef d’Etat assure hier d’ailleurs que le ciel est bleu entre l’AVI et l’IRD. « Les affirmations selon lesquelles l’AVI a quitté l’IRD sont fausses. Le parti est pleinement intégré à l’IRD et travaille avec la coalition », a-t-il tenu à clarifier.
Dans sa déclaration, Norbert Lala Ratsirahonana rappelle d’ailleurs que l’AVI a deux représentants au sein de l’actuel Gouvernement. « Il est clair que si l’AVI a deux ministres, il est astreint à une obligation de solidarité avec le régime actuel, et nous respectons cette éthique », assure Norbert Lala Ratsirahonana, dans sa déclaration.
Une déclaration qui a été tenue à l’issue d’une réunion qui a d’ailleurs vu la présence de tous les ténors de la coalition. Pour ne citer que Herimanana Razafimahefa, Christine Razanamahasoa, Hery Rasomaromaka, Augustin Andriamananoro ou encore les chefs de parti  Jean Louis Robinson, Camille Vital, Alexandre Georget et surtout Soja Jean André dit Kaleta (voir encadré). Une manière pour la coalition IRD de montrer qu’elle reste plus que jamais soudée, avant d’affronter les élections de l’an prochain.
L.A.

Soja Jean André dit Kaleta
« C’était un malentendu »
Ceux qui s’attendaient à un rideau de fer qui allait être baissé entre Norbert Lala Ratsirahonana et Soja Jean André dit Kaleta, n’ont eu qu’un écran de fumée vite dissipé. Hier, les leaders de parti au sein de la coalition présidentielle Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina ont tenu une réunion. Une réunion qui a vu la participation du président de l’AVI et du président du Liaraike, deux partis membres de ladite coalition et au cours de laquelle la question qui envenime depuis 48 heures les relations entre les deux hommes en particulier a été abordée. Un signe que la politique des silences n’a pas sa place au sein de l’IRD. Les leaders de la coalition ont tenu à s’expliquer de vive voix pour  ne laisser aucune place à la surenchère. Laconique, le sénateur Kaleta, à l’issue de la réunion d’hier, s’est contenté d’affirmer qu’il se devait de réagir  «en tant que conseiller spécial du Président de la République en charge des questions politiques ». Il dit que suite aux explications apportées par Norbert Lala Ratsirahonana, selon lesquelles il ne parlait pas de l’actuel régime mais des précédents, il n’y a donc pas matière à débattre. Le malentendu est donc levé après 24 heures de boursouflures médiatiques. Depuis le début de la semaine, un coup de chaud a marqué les relations au sein de l’IRD en général et celles entre les deux chefs de parti en particulier.  Le président du Liaraike dans ses propos relayés par la presse avait vivement répliqué aux propos tenus par le président de l’AVI qui disait que si son parti quitte le pouvoir, celui –ci « tombait ». La réunion d’hier signera donc la fin de la brouille, de l’avis des observateurs.

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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