Publié dans Politique

Mananjary - L’Opposition joue avec la détresse des sinistrés

Publié le mardi, 16 septembre 2025

La ville de Mananjary est encore sous le choc après l’incendie dévastateur qui a frappé la Commune avant-hier. Dans un geste censé témoigner de solidarité, l’Opposition a annoncé remettre une somme pour venir en aide aux victimes. Une dotation faite au nom de « l’Opposition », et non d’un seul de ses membres.

Mais la question qui se pose immédiatement est 30 millions Fmg seulement ? Même pas en ariary ! Pour beaucoup, cette aide apparaît plus comme un symbole qu’un véritable soutien financier aux familles sinistrées. Comment ne pas y voir un geste pour la forme, alors que l’urgence est de permettre aux habitants de se reconstruire ?

 

Ce constat surprend d’autant plus quand on se souvient que dix parmi les têtes pensantes et hauts parleurs de l’Opposition avaient littéralement jeté par la fenêtre 200 millions d’ariary chacun en 2023 pour la caution de l’élection présidentielle, sans même mener de campagne, préférant appeler au boycott total. Lorsque l’enjeu est de soutenir la population, l’argent semble soudainement introuvable.

Pour beaucoup, il ne fait aucun doute que l’Opposition joue avec la souffrance des gens. Une stratégie déjà observée il y a quelques semaines. Le leader de l’Opposition parlementaire annonçait avec tambour battant qu’il enverrait quatre victimes de l’empoisonnement d’Ambohimalaza se faire soigner à l’étranger. Depuis, plus rien. L’effet d’annonce a remplacé l’action concrète.

Face à ces contradictions, une question s’impose. L’Opposition est-elle réellement au service des Malgaches ou utilise-t-elle les tragédies pour se faire voir ? La population de Mananjary mérite mieux qu’un simple geste symbolique. Elle mérite une aide tangible et immédiate pour se relever de ce drame.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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