Publié dans Politique

Stade de Mahamasina - La réhabilitation incontournable !

Publié le mercredi, 13 novembre 2019

« La réhabilitation du stade de Mahamasina n’est pas la priorité de la Commune urbaine d’Antananarivo ». Telle est la réponse de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) de Lalao Ravalomanana  à l’initiative du Président de la République Andry Rajoelina de donner un sérieux lifting à ce plus grand stade de l’océan Indien. Une intention lancée lors de l’accueil des Barea devant le stade de Mahamasina à leur retour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 en Egypte. Cette fin de non-recevoir émise par la CUA est pourtant aujourd’hui désavouée par les faits rapportés par les inspecteurs de la Confédération Africaine de Football (CAF) et le constat de certains membres du staff technique des Barea et de simples observateurs. A l’unanimité, ils admettent que la réhabilitation ou même la rénovation du stade de Mahamasina s’avère nécessaire.
Après mort d’Homme survenue à la rencontre Madagascar-Sénégal ayant causé l’interdiction au stade de Mahamasina d’accueillir des matchs internationaux officiels, des inspecteurs de la CAF étaient venus dans la Capitale, en début de semaine, pour constater l’amélioration faite en matière de sécurité. Et ce dans le cadre de la fin de la suspension du stade et de l’accueil de ce samedi du match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2021.

Leur rapport est édifiant quant au non-respect des normes de sécurité du stade de Mahamasina. Nombre de portails d’entrée et évidemment de sortie insuffisants, non marquage des places, vétusté des infrastructures notamment les escaliers des gradins, absence totale de toilettes et bien d’autres. Les recommandations de la CAF pour faire de Mahamasina un stade « manarapenitra » sont nombreuses, mais dans l’immédiat elle n’a exigé à la Fédération nationale (FMF) que le strict minimum. D’où l’empressement de cette dernière à exécuter les exigences de la CAF afin de sauver le match de ce samedi et pour éviter une nouvelle sanction du stade de Mahamasina. Mais tôt ou tard, Madagascar devra se mettre au diapason des règles de la CAF et également de la FIFA. A part ces faits rapportés par la CAF, le constat des observateurs  concerne plutôt la qualité de la pelouse de Mahamasina. Beaucoup d’encre et de salive ont coulé sur ce point, mais la CUA fait la sourde oreille. Au temps d’Ahmad, de Doda Andriamiasasoa, la FMF a fait le maximum pour rendre la pelouse digne d’un stade. Mais à défaut d’entretien de la CUA et à l’utilisation « abusive », l’état du gazon naturel du stade  laisse à désirer. A preuve, Raoul Arizaka Rabekoto, le nouveau patron de la FMF et son équipe ont dû refaire quelques travaux pour que les Barea, dont la majorité sont des expatriés, puissent jouer dans un minimum de confort. Face à ces recommandations de la CAF et le constat des observateurs, l’initiative du Président de la République Andry Rajoelina arrive à point nommé. Il est temps maintenant d’agrandir ce « grand » stade, de le mettre aux normes internationales et lui doter d’une pelouse digne de son statut. ….
La Rédaction

Fil infos

  • Covid-19 à Madagascar - La guerre est loin d’être gagnée !
  • Education et enseignement - Des solutions pragmatiques en vue
  • Résiliation du bail avec la MBS - Le maire agit au profit de la collectivité
  • Commune urbaine d'Antananarivo - Naina Andriantsitohaina fonce sur l'assainissement
  • Crédibilité au sein de l'opinion publique - La dégringolade de l'Opposition
  • Célébration du 10 août - Occultée par la crise sanitaire
  • Concentrateurs d’oxygène importés - Arrivée de la seconde livraison
  • Dérogation pour les Malagasy devant poursuivre leurs études à l’extérieur - Précisions supplémentaires du CCO
  • Rapatriement de 1 600 Malagasy - La procédure est enclenchée !
  • Rapatriement des Malagasy - Priorité aux personnes vulnérables

La Une

Editorial

  • Cette maudite maladie !
    En pleine guerre de 1914-1918, la « grippe espagnole » frappait les pays belligérants. Selon les experts, il s’agissait d’une grippe virulente et mortelle de souche H1N1 qui, partie d’un camp militaire de Funston (Kansas, Etats-Unis) le 3 mars 1918, se répandit à la vitesse de la lumière au reste du monde notamment vers les pays engagés dans la guerre. La grippe espagnole aurait fait 20 millions à 50 millions de morts dans le monde selon les rapports de l’Institut Pasteur. Certaines sources indiquèrent même 100 millions de victimes. Les pays les plus touchés étaient l’Inde (18,5 millions de morts), Chine (de 4 à 9,5 millions), Europe occidentale (2,5 millions) et les Etats-Unis (de 500 000 à 675 000). Dans le passé, on note la recrudescence d’épidémies de grave maladie contagieuse trois à quatre par siècle. De la « grippe espagnole » au nouveau coronavirus de Covid-19, il n’y a…

A bout portant

AutoDiff