Publié dans Société

Fête nationale et mois de l’enfance - Les accessoires lumineux ont la cote

Publié le dimanche, 13 juin 2021

Ruée vers les nouveautés. Bon nombre de parents ont commencé à acheter des jouets et accessoires pour leurs enfants depuis le début juin, dédié mois de l’enfance mais aussi période de célébration de la fête de l’Indépendance. Les jouets explosifs et les feux d’artifice ainsi que les produits lumineux, à commencer par les lasers jusqu’aux bracelets et tennis Led sont les plus prisés depuis ces 2 dernières semaines, à en croire les marchands.

« Nous arrivons à écouler une cinquantaine de paquets de pétards par jour. La vente d’accessoires lumineux, dont les lanternes chinois et les lasers, fleurit également. La plupart des clients réclament les nouveaux produits pour chaque gamme, en tenant compte non seulement de leurs moyens mais surtout des demandes et exigences de leurs enfants », témoigne Olivier R., commerçant à Tsaralalàna. « Je ne connais rien de ces jouets lumineux alors que mes 2 fils ont demandé à ce que j’achète un laser « vert » pour chacun d’eux. C’est pourquoi je pose beaucoup de questions aux vendeurs avant d’acheter. Je ne savais pas qu’il y a autant de marques et de gammes », nous confie Vero A., mère de famille résidant à Andranonahoatra. « Ma fille m’a supplié de lui acheter des lacets et casquette Led, contre un tennis Led, des paquets de pétards et laser vert pour mon fils. Ces accessoires figurent parmi les nouveautés proposées sur le marché, d’après les vendeurs », ajoute Johnny R., père de famille. Dans la plupart des cas, ce sont les vendeurs qui orientent les clients, à partir des demandes des petits.

Hausse des prix

500 à 5 000 ariary. Telle est la hausse moyenne de prix des jouets et produits proposés dans les boutiques et étals des quartiers d’Antananarivo. « Si un paquet de pétards était proposé à 4 000 ariary l’année dernière, il se vend à 6 000 ariary cette année. Quant aux lasers, le plus simple vendu à 1 000 ariary est actuellement proposé à 2 000 ariary », avance Pascaline, détaillante de jouets à Analakely. Une paire de tennis Led s’acquiert en moyenne à 20 000 ariary, contre 15 000 ariary auparavant. Quant aux feux d’artifice, le paquet se vend entre 20 000 et 60 000 ariary. « Cette hausse du prix des marchandises peut s’expliquer par la chute de l’ariary face à l’euro ou le dollar. De plus, les grossistes devraient désormais passer au transfert des marchandises au lieu de les acheter directement en Chine, à cause des impacts et mesures restrictives de la Covid -19 », informe l’un des grossistes à Behoririka. Dans tous les cas, cette hausse des prix n’empêche pas les clients et les parents d’acheter les jouets et accessoires, pour faire plaisir aux enfants. « Je viens d’acheter 3 paires de tennis Led, des lasers et autres accessoires lumineux pour mes 3 enfants. Je vais encore leur acheter des lanternes la semaine prochaine. En fait, ils n’ont pas pu profiter de la fête de l’Indépendance en 2020, avec le confinement. J’espère que ce ne sera pas le cas cette année », lance Fanja R., cadre dans une institution publique.

A noter que le marché prospère en ce moment tant pour les grossistes que détaillants des jouets et articles de fête, dans les boutiques et étals ou encore en ligne. La réouverture d’Analamanga et des routes nationales en est pour quelque chose, d’après les marchands. Ceci d’autant plus que la majorité des clients proviennent des Régions et rejoignent la Capitale pour s’en acquérir.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Projets délirants ?
    Fous ! Chimériques ! Utopiques ! Tels sont les termes signifiant comment les sceptiques voient les projets présidentiels. Des projets pharaoniques, impossibles disent les uns. Fruits de la rêverie d’un jeune visionnaire ironisent les autres. En effet, étant vu les capacités matérielles limitées de la Grande île, compte tenu des ravages de la pandémie et considérant les besoins nécessaires pour la relance économique, les concrétisations de grands projets dans un contexte pareil relèvent de la délire, un pari inaccessible ! Contre toute appréhension et en dépit des doutes, lesdits projets prennent forme l’un après l’autre. Du moins en phase d’être pour certains cas.Projet « Tanamasoandro » à Antananarivo et environs. Quand le roi Andrianjaka (1610-1630) investit la colline d’Analamanga en 1610 et fonda la « Cité des Mille » (guerriers) en chassant les Vazimba, la plaine d’en-bas (Plaine d’Antananarivo) n’était qu’un espace désert. Il a fallu le transformer en zone…

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