Publié dans Société

Empoisonnement lors d’un anniversaire - La femme d’un Barea en prison ! 

Publié le vendredi, 20 juin 2025

L’affaire de l’empoisonnement survenu samedi dernier lors d’une fête d’anniversaire, à l’issue duquel 21 personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été hospitalisées connaît une évolution. Hier, le Parquet du tribunal d’Anosy a en effet reçu les huit suspects arrêtés dans cette affaire glaçante, à savoir six femmes et deux hommes.

A l’issue des auditions et après des heures d’attente, trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt et envoyés directement à la maison centrale d’Antanimora. Parmi eux figurent des membres même de la famille de la jeune fille dont l’anniversaire a été célébré, ce qui sous-entend des dessous d’ordre privé derrière l’affaire.

Le premier suspect est une femme identifiée rapidement comme étant l’épouse d’un cousin proche de la jeune fille dont l’anniversaire a été fêté. Lequel cousin ne serait ni plus ni moins qu’un footballeur international malgache, régulièrement convoqué sous le maillot des Barea, selon une information confirmée par nos sources. 

 

Le deuxième écroué serait une cousine de la jeune fille célébrée. Les deux femmes envoyées en prison seraient connues dans l’entourage familial pour entretenir des relations plus que tendues – voire toxiques - avec la jeune fille, dont l’anniversaire a viré au cauchemar. Le troisième mis en cause est présenté comme un « sorcier traditionnel » - un ombiasy - qui aurait vraisemblablement participé à la préparation du poison mortel.

Travaux forcés à perpétuité

Le Parquet, par la voix de la procureure Rakotoniaina Narindra Navalona, a livré, hier soir, une déclaration sur cette affaire. Elle y détaille l’ampleur des soupçons. « Certains ont donné des instructions, d’autres ont fourni le poison, d’autres encore l’ont mélangé à la nourriture », indique-t-elle. Le mobile n’a pas encore été précisé, mais tout semble indiquer un acte mûrement réfléchi.

Et les éléments techniques récoltés sont accablants. Les téléphones des suspects ont révélé une série de communications entre eux, allant à l’encontre de leurs premières déclarations. Des perquisitions menées dans leurs domiciles respectifs ont par ailleurs permis de mettre la main sur des objets compromettants. De plus, les images de vidéosurveillance de la soirée ont permis d’observer leurs comportements au cours de l’événement tragique, toujours selon les précisions de la procureure.  

Les suspects sont poursuivis pour empoisonnement et complicité, des faits passibles de la peine de travaux forcés à perpétuité selon l’article 302 du Code pénal. Le Parquet s’est voulu ferme. Il n’est pas question d’envisager une quelconque liberté provisoire.

« Nous ne ferons aucune concession », a martelé la procureure. 

L’enquête, elle, se poursuit, et d’autres personnes seront encore entendues. Toutes les personnes disposant d’informations utiles sont d’ailleurs invitées à se rapprocher des autorités pour les communiquer, afin « de faire éclater la vérité ». Pour les trois détenus, l’attente du procès se fera derrière les barreaux d’Antanimora. La date de ce dernier reste à ce jour inconnue, mais l’instruction promet d’être longue.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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