Publié dans Société

Collectif Gen-Z - Les tentatives de forcing brisées par les Forces de défense

Publié le mardi, 30 septembre 2025

La journée d’hier dans la capitale a été marquée par de nouveaux affrontements entre les jeunes du collectif Gen-Z et les forces anti-émeutes de l’Emmo-Nat. Jets de grenades lacrymogènes d’un côté, projectiles et parpaings de l’autre : le climat est resté tendu, alors que les manifestants tentaient à tout prix de rallier la place de la Démocratie située à Ambohijatovo. En toile de fond, leur objectif consistait à s’approprier la place du 13 Mai, au cœur d’Analakely.

 

La première confrontation s’est produite à Antaninandro, près de la station Jovenna, où un imposant barrage de l’Emmo-Nat a stoppé net la progression d’une foule de jeunes venus notamment de Tsiazotafo, Ankaditapaka, Andravoahangy, Ampandrana-ouest et Faravohitra. Les pourparlers engagés avec un officier de gendarmerie ayant tourné court, la situation a rapidement dégénéré. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont ainsi fait usage massif de gaz lacrymogène, repoussant les contestataires vers Andravoahangy et Ampandrana. Tout au long de l’après-midi, plusieurs escarmouches ont encore éclaté dans ces quartiers, sans permettre aux manifestants de franchir le dispositif sécuritaire.

Des tentatives de jonction avortées

Selon les observateurs, les meneurs du mouvement Gen-Z misaient sur une jonction à Ambohijatovo avec un second groupe de protestataires, parti d’Imeritsiatosika et ayant traversé Anosibe. Mais la manœuvre a échoué : les Forces de défense déployées près de l’HJRA Ampefiloha ont opéré un repli tactique pour se redéployer sur Ambohijatovo. Cette brèche momentanée a permis à certains émeutiers de s’infiltrer jusque sur la place de la Démocratie, mais l’intervention musclée de l’Emmo-Nat en fin d’après-midi a rapidement mis un terme au rassemblement.

Malgré l’intensité des face-à-face, les Forces de défense ont fini par rétablir le calme dans le centre-ville. Le bilan fait état de deux blessés légers et sans interpellation.

 

Franck R.

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff