Publié dans Culture

Coopération - L’ambassade indienne soudée avec l’Académie malagasy

Publié le lundi, 20 décembre 2021

L’ambassadeur de l’Inde Abhay Kumar a organisé jeudi dernier une rencontre avec le Professeur François Rajaoson, président de l’Académie malagasy. Durant cette rencontre, le diplomate indien s'est adressé à une session spéciale réalisée avec la partie malagasy. Lors de sa prise de parole, il a mis l’accent sur la manière de renforcer les liens culturels et académiques entre l’Inde et Madagascar.

Au cours de son allocution, l'ambassadeur Kumar a notamment rappelé une œuvre intitulée « Le dictionnaire étymologique de la langue malgache », réalisée en 1951 par un universitaire malagasy Dama-Ntsoha. Ce dernier a répertorié environ 300 mots malagasy dérivés du sanskrit et a souligné la nécessité d'un plus grand échange culturel, littéraire et universitaire entre l’Inde et la Grande île, deux pays considérés comme voisins maritimes de l’océan Indien, reliés par la mousson. Par ailleurs, Madagascar possède une riche littérature orale qui s'exprime en « hain-teny » (art des mots), « kabary » (art de la parole) et « ohabolana » (proverbes). Le plus grand poète de Madagascar, Jean Joseph Rabearivelo, est perçu comme le premier poète moderne d’Afrique.

Récemment, l’ambassade de l’Inde à Madagascar a organisé la toute première lecture conjointe entre poètes indiens et malagasy lors de son programme mensuel « LaLit Tana ». A l’avenir, elle prévoit d'organiser davantage de telles interactions. Auparavant, 100 grands poèmes indiens, traduits dans plus de deux douzaines de langues, couvrant une période supérieure à 3 000 ans de poésie indienne, ont été traduits et publiés en malagasy en 2020, ce qui a permis à la poésie indienne d’être disponible en langue malagasy. A cette occasion, l’ambassadeur Kumar a également présenté sa collection de haïku ou poèmes courts, intitulée « La Magie de Madagascar » au président de l'Académie malagasy. Les deux parties comptent renforcer les liens culturels et envisagent de réaliser d’autres manifestations pour favoriser les échanges entre les deux pays.

Sitraka Rakotobe

Fil infos

  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique
  • Stockage de matériels de la JIRAMA à Toamasina - Le Groupe Sodiat apporte des clarifications
  • Persécutions politiques - Les collaborateurs de Rajoelina dans le viseur du régime
  • Fête de la Nativité - Pas de trêve politique
  • Administration public - Six Chefs de Région "par intérim" nommés 
  • Haute Cour Constitutionnelle - Des soi-disant démissions contestées
  • Gouvernement de la Refondation - Distribution de vivres dans le Grand Sud en fin de semaine dernière

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff