Publié dans Politique

Cœur et carrière - Ces couples unis par la passion et la vocation

Publié le jeudi, 12 février 2026

Même uniforme, même vision. Ces couples de communicants, politiciens, officiers des Forces de l'ordre, entrepreneurs, sportifs et journalistes prouvent que l’amour peut devenir une force motrice dans la vie professionnelle. Entre défis et réussites, ils incarnent le triomphe d’une alliance où cœur et carrière avancent main dans la main.

 

Mendrika et Hajatiana Léonard

« Notre passion pour le journalisme a intensifié notre amour »

 

« On s’est rencontrés sur le terrain en 2015, lors d’une conférence de presse à la météo. J’étais en colère à cause du retard de l’évènement et elle l’a tout de suite remarqué », se souvient Hajatiana Léonard Razafindrasetra, journaliste au sein de l’Express de Madagascar. Quelques jours plus tard, il recroise Mendrika Ramarolahy, journaliste de la télévision Record, au camp Ratsimandrava. Cette fois, il trouve un prétexte simple qu’est de demander l’heure. De discussion en discussion, ils deviennent amis, puis amoureux.

 

Tous deux journalistes, ils partagent la même vocation, laquelle a intensifié leur amour. « On se comprend sans trop expliquer », confie Hajatiana. Quand l’un ne peut pas assurer un reportage, l’autre prend le relais. Ils se bookent des interviews, élargissent leur réseau et se soutiennent dans les moments de pression. Mais travailler dans le même milieu a aussi ses méfaits. Les problèmes professionnels se mélangent parfois aux sentiments. Les « on dit », les conflits, les noms cités ici et là… Il faut apprendre à faire la part des choses. Et surtout, trouver du temps pour la famille et les enfants.

 

 

« A la maison, on essaie de laisser le boulot de côté », disent-ils. Pour eux, se parler, se soutenir et se rappeler que, avant d’être collègues, ils sont un couple uni par l’amour et la même passion, font que la relation marche.

 

Soafara Ralaimidona et Fanomezantsoa Pharlin Dimbiniaina 

Une vie guidée par le taekwondo

 

A Manjakandriana, leur histoire prenait racine dès l’enfance. Soafara Ralaimidona et Fanomezantsoa Pharlin Dimbiniaina ont grandi ensemble, fréquenté le même établissement scolaire et partagé très tôt le goût du sport. Pourtant, leur relation amoureuse ne débutait que plus tard, au sein du club de Taekwondo de Manjakandriana, où ils pratiquent la même discipline.

 

A l’origine, Soafara était la première à s’initier au taekwondo, tandis que Fanomezantsoa évoluait dans le karaté. Ce n’est que par la suite qu’il rejoint la discipline, un choix déterminant puisqu’il marque le début de leur histoire commune. L’art martial devient alors le socle de leur relation.

 

Le taekwondo ne les a jamais quittés. Soafara y consacre même son mémoire de fin d’études à l’Ecole nationale des sports. De son côté, Fanomezantsoa intègre l’équipe nationale pendant trois ans, en devient capitaine, puis entraîneur. Aujourd’hui, il occupe le poste de directeur technique national.

 

Parents de trois enfants, élevés dans l’amour du sport, ils transmettent naturellement cette passion à leur famille, tout en étant conscients des exigences liées à leurs responsabilités sportives et professionnelles. Soafara est également journaliste et enseignante. Tous deux reconnaissent que le temps et l’engagement peuvent parfois générer des tensions. Mais la discipline apprise sur le tatami nourrit leur compréhension mutuelle. Pour eux, le taekwondo est bien plus qu’un sport : il représente le ciment de leur union.

 

 

Capitaine Mendrika - Michaël 

« Sous l’uniforme, un amour forgé dans le devoir »

Issus de la 36ème promotion de l'Académie militaire d'Antsirabe. Le chef d'escadron Rakotonirina Hery Mandimby Michaël, commandant au sein de la Compagnie de sécurité intérieure Ivato et le chef d'escadron Arivelo Arovan'i Mesia Mendrika, en service aux Forces d'intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN), se sont rencontrés en 2012. « Michaël est admis par le concours organisé par le SEMIPI (« Sekoly MIaramilam-PIrenena), tandis que j'ai franchi la sélection par voie de concours direct. Le destin nous a placés dans la même salle de classe, côte à côte, partageant le même banc. Nous ne savions pas encore que nous allions parcourir tout ce chemin ensemble », confie la femme.

Partager le même métier et la même passion leur permet d’avancer avec une compréhension mutuelle de leurs défis quotidiens. « Nous poursuivons le même objectif : protéger et servir avec discipline et engagement », expliquent ces deux gendarmes. Cette unité de combat et de vision renforce leur complicité et leur donne la force d’affronter ensemble les épreuves.

Mais exercer le même métier implique des sacrifices importants dans la vie familiale. « Il nous est arrivé de devoir mettre de côté nos enfants, notamment pour leur suivi éducatif », reconnaissent-ils. Cette exigence au sein du métier crée parfois un déséquilibre entre leurs responsabilités professionnelles et leur rôle de parents.

Pour faire durer l’amour, ils misent sur la tolérance. « Les désaccords sont inévitables, mais ils nous apprennent à mieux nous comprendre », soulignent-ils. En choisissant chaque jour de pardonner, de patienter et de marcher ensemble malgré les tempêtes, leur amour se fortifie et devient indestructible.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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