Publié dans Economie

Attractivité économique - Les investissements directs étrangers repartent à la hausse

Publié le mardi, 03 juin 2025
Augmentation notable de 16% des flux d’Investissements directs étrangers (IDE), avec un montant record de 602 millions de dollars en 2024 Augmentation notable de 16% des flux d’Investissements directs étrangers (IDE), avec un montant record de 602 millions de dollars en 2024 Crédit photo : EDBM

Alors que les défis économiques sont encore nombreux dans le pays, une lueur d’optimisme se dessine dans le dernier rapport d’activités 2024 de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). L’organisme qui est chargé de promouvoir l’attractivité économique de la Grande île fait état d’une augmentation notable de 16% des flux d’Investissements directs étrangers (IDE), avec un montant record de 602 millions de dollars en 2024, contre 358 millions en 2021. Cette courbe ascendante confirme une dynamique entamée depuis 2022, traduisant une confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans le potentiel de Madagascar. Les secteurs les plus prisés ? L’agriculture, l’industrie extractive, l’énergie, le tourisme et les nouvelles technologies. « Nous constatons un regain d’intérêt pour les projets dans les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’hydroélectricité, » explique un cadre de l’EDBM, qui insiste sur l’importance de structurer ces investissements autour de chaînes de valeur durables. Un cadre dirigeant de l’EDBM, interrogé à l’occasion de la publication du rapport, affirme que « les réformes administratives et l’amélioration du climat des affaires commencent à porter leurs fruits ». Un discours qui tranche avec le scepticisme ambiant, mais que les chiffres, cette fois, semblent bien confirmer.

Signaux positifs 

Autre fait marquant : la concrétisation de 14 projets d’investissement pour une valeur totale annoncée de plus de 155 millions de dollars. Ces projets, répartis dans divers secteurs, témoignent d’un certain volontarisme des autorités et des acteurs économiques. « C’est encourageant, mais il faudra que ça se ressente davantage sur le terrain, notamment en termes d’emploi et de transfert de compétences », tempère toutefois Hanta, une économiste indépendante basée à Antananarivo. Pour l’instant, les retombées sociales de ces investissements sont encore difficilement mesurables. Pourtant, des signaux positifs émergent. Dans le secteur du tourisme, par exemple, des opérateurs rapportent une augmentation des demandes de partenariats et de financement. « Il y a quelques années, on était en marge des grands flux financiers, aujourd’hui, les portes commencent à s’ouvrir, » se réjouit un gérant d’hôtel à Nosy Be. Certes, le chemin reste long et semé d’embûches dont la lourdeur administrative, l’insécurité juridique et les infrastructures parfois délabrées. Mais pour une fois, les chiffres parlent en faveur de l’avenir. Et si Madagascar osait enfin croire à sa place dans le concert des économies émergentes ? Un pari risqué, mais peut-être pas impossible. Après tout, le vrai défi, ce n’est pas d’attirer les capitaux, c’est de les faire fructifier ici, pour tout le monde.

 

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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