Publié dans Economie

Fiscalité - Le basculement vers la facturation électronique officialisé

Publié le jeudi, 03 juillet 2025
Ce décret ne doit pas être vu comme une charge, mais comme un levier pour structurer les relations commerciales Ce décret ne doit pas être vu comme une charge, mais comme un levier pour structurer les relations commerciales Crédit photo : Archives

Le Conseil des ministres a validé cette semaine le décret officialisant la mise en œuvre du système de facturation électronique, baptisé « e-Facturation ». Une avancée majeure pour l’administration fiscale malagasy, qui entend ainsi mieux encadrer les transactions commerciales, réduire la fraude et élargir l’assiette fiscale. Ce nouveau dispositif, prévu à l’article IV-21 du code des procédures fiscales, impose désormais aux industriels, artisans, prestataires de services et commerçants de délivrer des factures numériques conformes à des normes strictes. Fini les notes griffonnées à la va-vite ou les reçus sans valeur légale. Désormais, toutes les opérations, qu’elles soient en gros ou au détail, doivent faire l’objet d’une facture régulière, numérotée, datée, signée, et surtout traçable en ligne. “C’est une réforme attendue depuis longtemps. On ne peut pas moderniser notre économie sans une visibilité réelle sur les flux commerciaux”, affirme un responsable au sein de la Direction générale des impôts (DGI). Cette e-Facturation s’appliquera également à tous les achats de produits destinés à la revente ou à la transformation, obligeant les professionnels à exiger des factures conformes auprès de leurs fournisseurs.

Transparence 

 

L’objectif est clair et il faut instaurer une transparence accrue dans les échanges économiques et réduire les pratiques d’évasion fiscale qui gangrènent encore une large partie du secteur informel. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement de contrôler, mais aussi d’assainir le climat des affaires. “Ce décret ne doit pas être vu comme une charge, mais comme un levier pour structurer les relations commerciales, sécuriser les recettes de l’Etat et offrir une meilleure traçabilité aux entreprises sérieuses”, soutient un conseiller technique du ministère des Finances. Reste que l’adoption ne sera pas sans défis. Beaucoup de TPE/PME ne disposent pas encore des outils informatiques adaptés. Des campagnes de formation et d’accompagnement sont prévues, selon les autorités, pour éviter une exclusion des petits opérateurs. “Il ne faut pas qu’on soit laissé sur le côté juste parce qu’on n’a pas d’ordi ou de connexion stable”, s’inquiète un artisan menuisier du centre-ville d’Antananarivo. Un avis que le Gouvernement semble prendre au sérieux. Ce virage numérique de la fiscalité pourrait bien, s’il est appliqué avec pragmatisme, marquer le début d’un nouveau rapport entre les contribuables et l’administration.

 

Fil infos

  • Actu-brèves
  • Hauts emplois de l’Etat - Ruée vers les 24 postes de chef de Région
  • Elections consulaires des Français de l’Etranger - La liste Français du Monde revendique une meilleure prise en charge sociale
  • Refondation - « L’espoir d’un véritable renouveau démocratique s’amenuise », dixit la société civile
  • Direction Générale de l’ARAI - Un homme de l’intérieur prend les rênes
  • Premières pluies - Les infrastructures déjà mises à très rude épreuve
  • Actu-brèves
  • HCC - Trois anciennes ministres réintègrent l’Assemblée nationale
  • Concertation nationale - LES RECOMMANDATIONS D’UN CITOYEN D’AMBATONDRAZAKA
  • Détention de Rinah Rakotomanga - Son avocate dénonce des dessous politiques

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

A bout portant

AutoDiff