Publié dans Economie

PLFI - Le budget 2026 mise fortement sur l’appui des partenaires internationaux

Publié le mercredi, 19 novembre 2025

Le Projet de Loi de finances initiale 2026 illustre l’ampleur des défis économiques auxquels l’Etat devra faire face l’an prochain, avec un déficit dépassant les 4 000 milliards d’ariary que le Gouvernement compte en grande partie combler grâce aux financements extérieurs. A Tsimbazaza hier, face aux députés, Le ministre de l’Economie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, a affirmé que les discussions avec les principaux bailleurs, dont la Banque mondiale, le FMI et l’Union européenne avancent favorablement. Selon lui, la coopération internationale est en voie de restauration et des accords seront sous peu signés afin de soutenir la relance économique attendue. Pour l’année 2026, près de 586 milliards d’ariary d’aides budgétaires sont ainsi anticipés, tandis que les emprunts extérieurs devraient atteindre plus de 4 700 milliards. Ce recours massif aux partenaires internationaux s’explique par la volonté du Gouvernement de préserver un certain équilibre financier sans faire peser toute la charge sur les contribuables. Un responsable du ministère confie même que « les négociations se déroulent dans un climat plus serein qu’auparavant », bien que des écarts puissent encore survenir selon les conditions exigées par les bailleurs. 

 

Investissements en hausse

 

Parallèlement, le PLFI 2026 met en avant une stratégie axée sur la discipline budgétaire et la hausse ciblée des investissements dans les secteurs sociaux et productifs. Les recettes fiscales devraient atteindre plus de 6 221 milliards d’ariary, renforcées par des réformes administratives et une volonté affichée d’élargir l’assiette fiscale et de mieux lutter contre la fraude. Les recettes douanières, estimées à 5 026 milliards, bénéficieront également de révisions du Code des douanes et d’un contrôle renforcé. Côté dépenses, l’Etat prévoit 15 784 milliards d’ariary, avec une hausse marquée pour l’énergie, l’eau potable, la santé, l’éducation, les routes et la formation professionnelle. Plus de 646 milliards seront dédiés au secteur énergétique, notamment pour appuyer la transition vers les énergies renouvelables et améliorer la performance de la JIRAMA. Plusieurs investissements toucheront aussi les infrastructures routières et les services essentiels, tandis qu’un effort important sera consacré aux hausses salariales et au recrutement de milliers d’enseignants et de personnels de santé. La croissance prévue pour 2026, estimée à 4,8%, devrait être tirée par l’agriculture, les services et les BTP, même si l’inflation moyenne attendue à 7,1% risque de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Un habitant d’Atsimondrano interrogé confie que « si la croissance ne se ressent pas dans le portefeuille, ça ne changera pas grand-chose pour nous ». Illustrant les attentes mais aussi les craintes de la population face à ces projections économiques. Malgré quelques incertitudes et une pression budgétaire persistante, le Gouvernement espère que 2026 marquera un tournant décisif vers une relance durable.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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