Publié dans Economie

Infrastructure - L’Arche Malaga, un investissement culturel à portée économique

Publié le lundi, 15 décembre 2025

L’inauguration de l’Arche Malaga au cœur du Marais Masay marque une nouvelle étape dans la stratégie de Filatex Properties, visant à associer développement urbain et attractivité économique. Habillée par l’artiste sud-africaine Esther Mahlangu, figure majeure de l’art Ndébélé, cette infrastructure devient un repère visuel fort dans une zone en pleine transformation.

Pour le groupe Filatex, actif depuis 1979 dans des projets structurants, l’intégration d’une œuvre artistique monumentale dans l’espace public répond à une logique économique claire. En renforçant l’image de la ville d’Antananarivo, l’initiative contribue à améliorer l’attractivité du quartier pour les investisseurs, les entreprises et les usagers. « Un environnement urbain valorisé attire plus facilement des activités économiques et crée de la valeur sur le long terme », confie un responsable du secteur immobilier opérant dans la zone. Située sur un axe stratégique, l’Arche Malaga participe ainsi à la requalification du Marais Masay, un secteur appelé à devenir un pôle urbain majeur.  L’œuvre, peinte entièrement à main levée sur béton armé, s’inscrit aussi dans une dynamique de tourisme urbain et culturel, susceptible de générer des retombées indirectes pour les commerces et services environnants. Pour certains riverains, ce type de projet change la perception du quartier.

« Avant, on passait sans vraiment s’arrêter. Aujourd’hui, les gens prennent des photos, consomment autour, ça bouge plus ! », explique un commerçant local, malgré quelques inquiétudes sur l’évolution future des loyers.

Visibilité internationale

Au-delà de sa dimension artistique, l’Arche Malaga illustre une approche économique où la culture devient un levier de développement. Filatex Properties, avec le soutien de partenaires comme SITMA et le Fonds Yavarhoussen, mise sur la valorisation des identités africaines pour renforcer la compétitivité urbaine d’Antananarivo. L’intervention d’Esther Mahlangu, âgée de 90 ans et reconnue à l’échelle mondiale, donne une visibilité internationale au projet et, par extension, au territoire. « Faire venir une artiste de cette envergure, c’est aussi envoyer un signal positif aux investisseurs étrangers », estime un consultant en aménagement urbain.

Le groupe Filatex, présent dans l’énergie, l’immobilier, les zones industrielles et l’investissement responsable, génère déjà plus de 39.000 emplois à Madagascar à travers ses zones industrielles. Selon des employés au sein du groupe, ces projets culturels complètent les investissements économiques classiques. « On voit que l’entreprise ne pense pas seulement en termes de béton, mais aussi d’image et d’impact social », témoigne un salarié. En rendant l’espace public plus accessible et attractif, l’Arche Malaga pourrait favoriser une dynamique économique locale durable, même si certains habitants attendent de voir si ces retombées se traduiront concrètement sur leur niveau de vie. Le pari reste ambitieux, mais il s’inscrit dans une vision de développement urbain où l’art devient un moteur discret mais réel de croissance.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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