Publié dans Editorial

Et les gouverneurs !

Publié le jeudi, 16 janvier 2025

Qu’en est-il de nos vice-rois ! On revient à la charge pour remettre sur le tapis le cas de ces hauts dirigeants dans les Régions.

Coup de tonnerre ! Le Chef de l’Etat décida de procéder à un Conseil des ministres en direct le 8 janvier à travers les antennes nationales publiques à partir du Palais d’Etat d’Iavoloha. Gageons que si le maître des céans  en a voulu ainsi c’est qu’il a mille raisons de le faire. Le peuple vit dans la tourmente. Un Conseil en direct suppose que toutes les interventions durant la réunion soient transmises sans faute et atterrissent « directement » chez les téléspectateurs, dans chaque foyer. Le terme « direct » signifie qu’il n’y aura aucune possibilité de changement ni de tripatouillage en cours de route.

 

Ce fut une occasion inespérée aux concitoyens de suivre en direct le déroulement du Conseil des ministres. Un Conseil censé être hyper confidentiel. Une réunion de très haute importance au sommet de l’Etat du fait que l’on y traite toutes les questions liées aux affaires nationales entre les quatre murs de la forteresse du Palais. En effet, les membres du Gouvernement dont les départements sont concernés par les problèmes récurrents vécus par les concitoyens ont dû répondre directement aux questions posées sur les voies et les moyens qu’ils proposent apporter pour résoudre lesdits problèmes. L’initiative présidentielle présuppose qu’il y a quelque part certaines défaillances. D’ailleurs, les parlementaires IRMAR lui emboîtent le pas en « priant » le Chef de l’Etat de faire le nécessaire à l’encontre des brebis galeuses du Gouvernement car le pays va mal.

Et que faire de ces gouverneurs ! Au fait, qu’est-ce qu’ils font exactement ? Qu’est-ce qu’ils sont censés faire ? 

Lors de son discours d’investiture du 19 janvier 2019 à Mahamasina, le Président de la République, nouvellement investi, Rajoelina Andry annonçait solennellement les nominations des gouverneurs à la tête des Régions afin de booster rapidement le développement des Régions et par extension la Nation. Six ans après, où en est-on ? A chacun d’y répondre ! Le Chef de l’Etat avait clairement mentionné que chaque gouverneur est soumis à une obligation de résultats. 

Après avoir mis les pendules à l’heure sur les actes et réalisations des membres du Gouvernement, n’est-il pas venu le temps de revisiter les « zava-bita » des gouverneurs. On peut bien maintenir les « Ragova » concluants. Et remercier les défaillants. Vouloir maintenir les gouverneurs non productifs signifie clairement gaspiller l’argent public.

La Présidence a annoncé la réduction drastique du budget lié à son Programme d’investissement public (PIP). Une réduction pouvant aller, selon des sources concordantes, jusqu’à 80%. Et cela, soyons en sûr, en vertu de la nécessité d’austérité.

A Iavoloha avant-hier, le Président Rajoelina devait rappeler aux gouverneurs leurs responsabilités. Ils doivent s’impliquer davantage dans la lutte pour venir à bout contre les feux de brousse. 

Nous revenons à la charge, devra-t-on rappeler aux gouverneurs de leurs charges ? Négatif, cela devrait aller normalement de soi. 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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