Publié dans Editorial

Vème Sommet !

Publié le vendredi, 25 avril 2025

Clôture du Vème Sommet de la COI ! Effectivement, la cinquième édition de la rencontre au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des îles sœurs indianocéanie dans le cadre de la COI au CCI – Ivato s’est tenue le 24 avril dernier. Dois-je rappeler que c’est le troisième Sommet à Madagasikara après celui du 16 mars 1991 et du 27 juillet 2005.  

Le premier Sommet de la COI a eu lieu à Antananarivo le 16 mars 1991. A peine quelque mois seulement avant la crise politique qui devait déboucher, après une « longue grève », vers la chute de l’Amiral Didier Ratsiraka. Le second à Saint-Denis de La Réunion (France), le 3 décembre 1999. Le troisième à Antananarivo le 27 juillet 2005. Et le 4ème Sommet avant celui d’aujourd’hui, à Moroni en 2014.

La visite d’Etat du Président français Emmanuel Macron et le Vème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement à Antananarivo s’érigent en couronnement du long  processus d’intégration de Madagasikara dans le concert des Nations souveraines après les folles péripéties de tumultes politiques de 2002 et de 2009. 

Les gigantesques préparatifs parfois encombrants et gênants d’une visite d’Etat n’ont pas occulté ni éclipsé le rayonnement de ce Sommet tant attendu et tant espéré. Les cinq îles de l’océan Indien se trouvent sur la croisée des chemins. L’océan Indien, le carrefour des grands circuits mondiaux tant réguliers qu’illicites sinon des trafics en tout genre, a cherché ensemble une voie de sortie. En effet, le tourbillon du commerce international l’oblige à se débarrasser du cercle infernal des mouvements en haute mer des grands océans tels qui se rencontrent dans l’océan Indien. 

Depuis sa création, en 1982 à Port-Louis (Maurice), la COI milite pour se forger une identité au sein du continent africain et à l’échelle mondiale. Certes, la COI n’a pas la même stature que les organisations sous-régionales telles que la SADC ou CEDEAO ou bien d’autres mais de sa posture régionale, limitée géographiquement, la COI tente de faire entendre sa voix sur le plan régional ou sous-régional. En tout cas, elle évite de prendre position, en vertu du neutralisme positif, sur tel ou tel conflit ni au sein du continent ni ailleurs. Durant les crises cycliques ayant secoué la Grande île, la COI se garde d’intervenir ni se positionner.

Par contre, la COI s’est donné des efforts à mobiliser les membres à se concentrer sur les problèmes communs entre autres la sécurité dans tous ses états à commencer par la sécurité alimentaire régionale qui a débouché sur un engagement fort. L’autosuffisance alimentaire de chaque pays membre prime. D’ailleurs, c’est une priorité vitale que le nouveau secrétaire général Edgard Razafindravahy de la COI entend placer en première ligne. Madagasikara ne ménage point tous les efforts pour atteindre cet objectif. Vient la sécurité de la région indianocéanique face aux recrudescences des trafics dangereux, d’armes et de drogue (dure) qui menacent réellement la paix dans cette partie du globe. Le regain des tensions au sein des deux grands n’arrange point la situation. La COI milite aussi à revitaliser les atouts du fonds vert. 

Bref, les Etats membres de la COI ont pu déterminer ensemble les voies et les moyens pour réaliser les objectifs pour le développement.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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