Publié dans Editorial

Traque aveugle (II) ?

Publié le lundi, 24 novembre 2025

Nous revenons à la charge. Au risque d’être taxé d’entêté, il nous est impossible de ne pas revenir sur le thème précédent (« Traque aveugle » du 14 /11 /25) afin d’interpeller vivement ce que nous appelions, au final, de traque aveugle à l’encontre des entités de productions appartenant à des nationaux et laisser, non-inquiétés, certains ressortissants étrangers souvent naturalisés malagasy aux pratiques douteuses. Des voix commencent à s’élever et finissent par remonter en surface. Ces voix discordantes inondent la toile et dénoncent : « pourquoi s’acharne-t-on sur certains rares Gasy, capitaines d’industrie, en laissant « en paix » les … autres ! Suivez mes yeux ! 

Lors de la première édition de la « Traque aveugle » du 14 novembre 2025, on était amené à capter l’attention du public sur certaines opérations militaires, des fois, musclées qui sont en fait, de source avisée, des perquisitions officielles. On différencie difficilement actes d’intimidation, de braquages autorisés et nécessité d’enquêtes. En tout cas, certains comportements des hommes en treillis déployés sur place frisent le vandalisme et laissent supposer qu’il s’agissait en fait  des manœuvres à chasser les démons plutôt les « gros poissons ». Le drame, les fausses-vraies perquisitions continuent de sévir. Il y a eu des militaires arrêtés par des éléments de la Gendarmerie.

En raison du gel des avoirs et des comptes bancaires du Groupe Sodiat, quatre mille employés se trouvent menacés de leur travail, exposés au risque de ne pas pouvoir percevoir leurs droits, leurs salaires.  Des milliers d’emplois temporaires ou saisonniers le sont également. A cela s’ajoutent leurs familles qui s’inquiètent du sort de leurs conditions. En tout, le chiffre avoisinera les 15 000 à 20000 victimes, pour les emplois permanents et à peu près les mêmes chiffres pour temporaires. Donc, une marée humaine qui sera, en cas d’absence des mesures concrètes et urgentes, laissée-pour-compte à son angoisse. Le meeting des employés chez Brousse Talatamaty dégénère en mouvement de revendication  légitime réclamant le dégel des comptes du PDG. 

Au rythme de ce que l’on constate présentement, l’œuvre de Refondation est mal partie. Certaines des décisions de Justice plongent l’opinion dans le désarroi : des perquisitions assorties de saisies des biens ou des matériels sans aucun motif apparent. Des familles ont des soucis palpables sur leur avenir immédiat et à long terme : écolages des enfants, loyers, JIRAMA, les vivres, etc. Faudrait-on en rajouter à ces mille soucis étranglant, les coupures d’eau et d’électricité de plus en plus atroces de la JIRAMA. On évoque des cas de sabotage ! Cette Compagnie nationale, une authentique et cruelle faucheuse ne laisserait, au conditionnel certainement, au vu de ses capacités de nuisance, aucune chance à la Refondation, d’aller … loin ! J’espère bien être dans l’erreur d’appréciation !

Il est encore temps que les nouveaux tenants du pouvoir veuillent corriger leur copie. Dès le départ, on craint fort que le train de la Refondation dérape. Que la traque aveugle cesse !

Il y a la loi. Mais, il y a aussi les hommes. On doit respecter la première. Mais, il faut également avoir du profond respect aux droits fondamentaux des seconds ! Personne n’est au-dessus de la loi, certes mais, les hommes ne sont pas des esclaves de la loi.

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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