Publié dans Politique

Déclaration sur l’IDA20 à Abidjan - Les leaders africains exhortent les donateurs internationaux

Publié le dimanche, 18 juillet 2021


La réunion IDA20 qui s’est tenue à Abidjan, Côte d’Ivoire s’est terminée sur une note d’optimisme. Au terme de cette réunion, les Présidents de plus d’une vingtaine de pays africains, incluant Madagascar, se sont unis d’une même voix à travers une déclaration commune sur les résolutions qui ont découlé de cette rencontre. Dans cette déclaration d’Abidjan, les leaders africains n’ont pas manqué de rappeler que « l’Afrique Sub-saharienne a connu en 2020 la contreperformance économique la plus importante jamais enregistrée depuis plusieurs décennies, en raison de la crise mondiale due à la pandémie de la Covid-19 ». Une situation qui a fait chuter le taux de croissance économique de la région à -1,9% en 2020 selon le dernier rapport sur les perspectives économiques régionales du Fonds monétaire international, contre 3,6% initialement prévu. D’après toujours les constats, la pandémie a fortement affecté les indicateurs sociaux et a freiné les progrès entamés dans la marche vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) de 2030, ainsi que ceux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Par conséquent, les chefs d’Etat africains ont suggéré que les ressources de l’IDA doivent permettre de relancer les économies, ainsi que le processus de développement pour aider les populations à se remettre de l'impact de la Covid-19, entre autres.
Engagements
Ils appellent donc à agir en axant les actions sur trois thématiques majeures, à savoir l’amélioration du capital humain, la création d’emplois par des politiques de développement du secteur privé, et la relance économique. « Ceci est un programme ambitieux mais réalisable pour l'Afrique. Un programme qui nécessite d’importantes ressources intérieures et extérieures, et qui nous permettra d’atteindre les Objectifs de développement durable notamment éliminer, d’ici 2030, complètement l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne, faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle et à moindre coût, accélérer la production locale de médicaments et de vaccins, parvenir, d’ici 2030, à l’accès universel à l’électricité et à l’eau, garantir, d’ici 2030, un accès à une éducation de qualité à tous les enfants de moins de 16 ans (…) ».
En réitérant l’appel lors du Sommet sur le financement de l'Afrique à Paris du 18 mai 2021, ces Présidents africains exhortent les donateurs de l'IDA en vue d’une mobilisation d’au moins 100 milliards de dollars US d’ici la fin de l’année 2021 tout en s’engageant « à travailler la capacité d’absorption des ressources pour une exécution diligente des projets et programmes et à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales, ainsi qu’à utiliser de façon transparente et efficiente les ressources mobilisées, tout en renforçant la gouvernance ».
La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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