Publié dans Politique

Fête du Trône - Les points clefs du discours du Roi Mohammed VI

Publié le dimanche, 31 juillet 2022

Le Roi Mohammed VI a souligné, dans son discours à la Nation à l’occasion du 23ème anniversaire de son intronisation, les efforts déployés, aussi bien en amont qu’en aval, pour surmonter la conjoncture difficile actuelle tout en relevant les dysfonctionnements qui entravent la marche du pays vers le progrès.
Il évoque des « défaillances » dans la mise en œuvre de certaines réformes majeures. Pour commencer, « l’application incorrecte du Code de la Famille ». Le Souverain pointe « divers facteurs sociologiques », notamment cette « propension tenace d’une catégorie de fonctionnaires et d’hommes de justice à considérer que le Code est réservé aux femmes ». « Le Code de la Famille n’est spécifique ni aux hommes, ni aux femmes: il est dédié à la famille entière. Fondé sur la notion d’équilibre, il donne aux hommes et aux femmes les droits qui leur échoient respectivement et il tient compte de l’intérêt des enfants », a précisé le Souverain.
Les institutions constitutionnelles concernées par les droits de la famille et de la femme sont appelées en premier lieu, à « dépasser les défaillances et les aspects négatifs révélés par l’expérience menée sur le terrain et, le cas échéant, refondre certaines dispositions qui ont été détournées de leur destination première ». « Dans le Maroc d’aujourd’hui, il n’est plus possible que la Femme soit privée de ses droits légitimes » martèle le Roi Mohammed VI
Le Roi salue la résilience des Marocains  face à une conjoncture difficile
« Le contexte général de ces dernières années a été marqué par les effets de la crise de la Covid qui se sont fait sentir dans tous les secteurs économiques et sociaux », a fait constater le Roi, tout en saluant la résilience dont font preuve les Marocains, citoyens et autorités confondues. « Par la grâce de Dieu, et à la faveur d’efforts conjoints des citoyens et des autorités, nous avons surmonté cette conjoncture difficile par une gestion singulière », s’est félicité le Souverain.
Le Roi a passé en revue les mesures audacieuses prises en faveur des citoyens. « L’Etat a supporté le coût exorbitant de la lutte contre la pandémie en accordant des aides matérielles directes aux familles nécessiteuses et en apportant du soutien aux secteurs touchés. Il a également assuré un approvisionnement régulier et suffisant en denrées de première nécessité dans toutes les régions du pays. Nonobstant le coût onéreux du vaccin, le Maroc a été, de l’avis de tous, l’un des premiers pays à prendre la judicieuse initiative de se le procurer et de le mettre gratuitement à la disposition des citoyens et des étrangers résidant au Maroc ».
À cela, il faut ajouter les efforts de l’État pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale. « Nous avons également orienté le gouvernement pour qu’il alloue des crédits importants à la subvention de certains produits de base et pour qu’il assure l’approvisionnement des marchés en ces produits », a encore souligné le Souverain.
Malgré la crise, poursuite de la création de filets sociaux 
Dans le même contexte de crise, « Nous avons entrepris la mise en œuvre du grand projet de généralisation de la protection sociale et de mise à niveau du système de santé. Nous avons également lancé plusieurs projets qui visent à atteindre la souveraineté sanitaire et à assurer la sécurité et la sûreté des citoyens », a assuré le Souverain.
 « À la fin de l’année en cours, le chantier de la couverture sanitaire obligatoire sera parachevé... Par ailleurs, à la fin de 2023, et avec l’aide de Dieu, Nous sommes résolu à mettre en œuvre le projet de généralisation graduelle des allocations familiales, conformément au planning arrêté », a encore assuré le Souverain.
« Ce projet solidaire d’intérêt national bénéficiera à environ sept millions d’enfants, en particulier à ceux qui appartiennent à des familles pauvres ou en situation de précarité et à trois millions de ménages n’ayant pas d’enfants en âge de scolarité », a ajouté le souverain.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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