Publié dans Politique

Assemblée nationale - Ni face-à-face, ni destitution de membres du bureau permanent

Publié le jeudi, 29 juin 2023

Journée mouvementée hier à l’Assemblée nationale. Déjà reportée à maintes reprises, les jours et les semaines auparavant, la séance de débats entre les députés et les membres du Gouvernement n’a pas pu se tenir hier. Initialement prévue se tenir à 10 heures dans la matinée, la séance a été reportée à hier dans l’après-midi à quinze heures avant d’être purement et simplement annulée.

Arrivés vers 15 heures à Tsimbazaza, le Premier ministre Christian Ntsay et les membres du Gouvernement ont quitté les lieux une heure plus tard. Selon le porte-parole du Gouvernement et ministre de la Culture et de la Communication, Lalatiana Rakotondrazafy, les ministres ont été avertis que la séance de questions-réponses n’aurait pas lieu et que donc ils pouvaient partir. Aucune communication ne leur aurait été faite sur les raisons de cette décision. 

Il s’agit d’un énième report ou annulation de cette séance. L’ordre du jour adopté par les députés prévoyait initialement que la rencontre entre les locataires de la Chambre basse et les membres du Gouvernement se déroule sur deux jours, du 28 et 29 juin. Officiellement, en raison du fait que la journée du 28 juin a été déclarée chômée, la rencontre a été réduite à la seule journée d’hier. 

Le Gouvernement, par le biais de son porte-parole, assure que le problème ne vient pas de l’Exécutif, les députés étant les seuls décideurs en ce qui concerne leur ordre du jour. Prévu à de nombreuses reprises depuis le début de ce mois de juin, ce rendez-vous aura été toujours reporté pour des raisons diverses et variées. L’actuelle session ordinaire du Parlement prenant fin ce jour, ladite rencontre attendra donc une prochaine session. 

Les informations qui circulaient dans les travées de Tsimbazaza indiquaient qu’une conférence des présidents aurait lieu hier dans l’après-midi. Jusqu’à tard dans la soirée, celle-ci n’a pas eu lieu. D’ordinaire, une conférence des présidents succède à une réunion du bureau permanent et doit trancher sur un nouvel ordre du jour à soumettre en séance plénière. Si cette conférence des présidents s’est tenue, un nouvel ordre du jour pourrait, selon des députés, être adopté ce matin, dernier jour de la session ordinaire. 

Un nouveau calendrier qui pourrait avoir un lien avec la proposition de résolution de destitution de quatre membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Ce sujet a agité l’hémicycle de Tsimbazaza ces dernières 48 heures. Si aucune suite à cette affaire n’a été communiquée, force a été de constater la tenue de diverses réunions dans ce Palais hier durant toute la journée, dont l’objectif est pour les parties adverses dans ce dossier de rallier à leur cause le maximum de députés. Cette destitution partielle des membres du bureau permanent de la Chambre basse serait d’ailleurs la raison du premier report du rendez-vous avec les membres du Gouvernement qui était prévu hier dans la matinée. 

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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