Publié dans Politique

Affaire des Boeings 777 - Madagascar sollicite Interpol et le FBI

Publié le mercredi, 30 juillet 2025

L’affaire des cinq Boeing 777 continue de faire grand bruit à Madagascar. Dernier rebondissement, le Premier ministre Christian Ntsay a officiellement annoncé que l’Etat malgache sollicitait l’aide du FBI américain et d’Interpol pour mener l’enquête. L’objectif est de retrouver les personnes à l’origine de ce scandale qui ternit l’image du pays à l’international.

Ces avions, temporairement immatriculés à Madagascar, ont fini par atterrir en Iran après avoir transité par le Cambodge. Ce qui soulève de sérieuses suspicions de contournement des sanctions internationales. Une enquête interne a déjà été ouverte, et l’ancien ministre des Transports, Valéry Ramonjavelo, a été remercié par décret présidentiel pour « faute lourde ».

 

Nommé pour assurer l’intérim au ministère des Transports, dont il a pris les manettes hier, à l’issue d’une passation avec le ministre sortant, le Premier ministre parle carrément d’“arnaques” et d’“escroqueries” autour de projets présentés comme favorisant le tourisme aérien. Il affirme que ni lui ni le Président de la République n’étaient au courant des démarches entreprises. Et désormais, avec l’entrée en scène du FBI et d’Interpol, le ton monte d’un cran.

Deux personnes sont déjà activement recherchées. Et à ce stade, il vaut mieux pour elles se terrer ou rentrer rapidement à Madagascar. Parce que si ce sont les Américains qui les retrouvent en premier, elles risquent fort de passer un sale quart d’heure, commente un observateur.

En tout cas, le Gouvernement veut montrer qu’il prend cette affaire très au sérieux. L’enquête pourrait s’étendre à des faits de corruption ou de complicité interne. Le message est clair ici c’est que Madagascar ne veut pas être le maillon faible sur la scène internationale, encore moins un outil involontaire pour contourner des sanctions. Avec l’assistance du FBI et d’Interpol, l’Etat malgache entend laver son honneur… et faire tomber toutes les têtes impliquées dans ce dossier plus que trouble.

 

La Rédaction

Fil infos

  • Crise énergétique - Une technologie malgache propose une sortie de secours
  • Pr Aimée Olivah Rakotoalison - « Le diagnostic, la première étape pour sauver la vie des hémophiles »
  • Dynamique entrepreneuriale - L’investissement privé à l’épreuve durant le dernier semestre
  • Bemangovitra - L’épidémie étouffée qui a rayé des villages entiers de la carte
  • Pouvoir sous menace - Cinquante ans de complots contre les dirigeants malgaches
  • Salon du digital et de l’innovation - Tous les acteurs à réunir au stade Barea
  • Pelouse du stade Barea - Naturelle, hybride ou synthétique ?
  • « La Tabatra Food Festival » - Un rendez-vous festif pour toute la famille
  • Autrefois et naguère - Ngovitra, une figure mythique d'Antohomadinika des années 80
  • Laifara Yersin Connor - Non-voyant, mais maître de l’algotrading

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff