Publié dans Politique

Fin des délestages dans un an - Rajoelina met son mandat en jeu

Publié le mercredi, 08 octobre 2025

Hier, au Ceremony Building du Palais d’Etat d’Iavoloha, devant un parterre de personnes représentant les forces vives du pays, réunies dans le cadre d’une concertation et d’un dialogue, le Président Andry Rajoelina a abordé avec franchise la question du délestage, raison première des manifestations menées par les jeunes malgaches depuis quelques jours. L’occasion pour le numéro Un du pays de prendre un engagement public fort pour la fin de ces délestages. 

D’emblée, il a reconnu que la mise en œuvre de plusieurs projets énergétiques avait pris du retard, mais a assuré que les solutions étaient désormais en cours d’exécution. Le Chef de l’Etat a affirmé que le temps était venu de changer de méthode et d’accélérer l’application des programmes déjà engagés. Selon lui, les chiffres sont encourageants. 

Le déficit du réseau interconnecté d’Antananarivo est estimé à 50 mégawatts, mais le projet de parc solaire actuellement en construction permettra à lui seul de produire 100 mégawatts. A cela s’ajoutera un groupe électrogène de 105 mégawatts. Le Président a détaillé les chantiers en cours, citant notamment Ampangabe, Ambohidrano- Ilafy et Ambatomirahavavy où plusieurs unités de production sont en voie d’achèvement.

Andry Rajoelina s’est ainsi voulu catégorique. Il a promis que les délestages seront supprimés d’ici un an. Mieux encore, il a pris un engagement personnel en déclarant qu’il démissionnerait s’il ne parvenait pas à tenir cette promesse. « Dans un an, s’il y a encore des délestages à Antananarivo, je présenterai ma démission », a-t-il affirmé devant ses interlocuteurs, insistant sur sa détermination à en finir avec les coupures d’électricité dans tout le pays.

Pas de troisième mandat

Dans la même intervention, le Président Rajoelina a tenu à clarifier sa position quant à son avenir politique. Il a réaffirmé son attachement à la Constitution et assuré qu’il ne briguera pas un troisième mandat à la tête du pays. « Je respecte la Constitution et je ne la violerai pas », a-t-il déclaré. Pour lui, la stabilité du pays passe avant toute ambition personnelle. Le Chef de l’Etat a rejeté toute idée de désordre ou de tentative de prolonger son pouvoir au-delà des limites fixées par la loi fondamentale.

Il a annoncé qu’à l’issue de son second mandat, il ne se représentera pas à la prochaine élection présidentielle. « Cherchez quelqu’un pour me remplacer, car je ne me présenterai plus », a-t-il déclaré. Andry Rajoelina a toutefois assuré qu’il ira jusqu’au bout de ses projets avant la fin de son mandat, notamment la réalisation de son objectif d’éliminer définitivement les délestages à Madagascar.

Le Président a conclu sur un ton solennel, rappelant que sa mission est guidée par un devoir envers le peuple et par sa foi. « Dieu ne laissera pas Madagascar être vaincu », a-t-il lancé, confiant dans sa capacité à tenir ses engagements avant la fin de son mandat.

La Rédaction

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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