Publié dans Politique

Concertation nationale - LES RECOMMANDATIONS D’UN CITOYEN D’AMBATONDRAZAKA

Publié le lundi, 24 novembre 2025
Richard Rakotovao avait fréquenté les politiciens de la Deuxième République Richard Rakotovao avait fréquenté les politiciens de la Deuxième République

Richard Rakotovao est un opérateur économique d’Ambatondrazaka. Dans le temps, il  fréquentait les partis du Front National pour la Défense de la Révolution.  Interview.

La Vérité (+) : Vous avez, dans le temps, fréquenté les éminentes personnalités du monde politique de Madagasikara. La « Décentralisation »  était sur toutes les lèvres. Et ce concept n’a pas encore fait son temps. Qu’est-ce vous recommandez ?

R.Rakotovao (=) : Effectivement, le concept n’a pas encore fait tout son temps. Durant les régimes qui se sont succédé. « Décentralisation » fut toujours sur toutes les lèvres. Autrement dit tous les Malagasy  comptent  la vivre car on croit que  la vie nationale irait pour le mieux avec….

        A tout bien considérer, pourtant, du temps de la royauté, il y avait déjà, un début de la Décentralisation. Il y avait les gouverneurs et les Fokonolona. Ce fut une « Déconcentration » : le roi désignait des « komandy». Et la volonté royale fut partout, pleinement exécutée ! Nous, Malagasy d’aujourd’hui, nous nous sommes déjà rendu compte des avantages et des gains raisonnablement  partagés et générés par la  Décentralisation « effective ».

         Au nom de la Démocratie , Monja Jaona exigeait une Décentralisation appliquée au niveau des Provinces. Le parti MFM, quant à lui,  troit que ce serait judicieux de l’appliquer au niveau des Districts…Malheureusement,  jusqu’à  aujourd’hui, majoritaires sont les citoyens qui estiment que la  Décentralisation adoptée n’a pas donné les effets escomptés. Autrement dit, on estime que ce n’est pas la Démocratie voulue par les citoyens. Pour preuve, les pratiques adoptées concernant les « Ristournes » et autres « Redevances » … ne militent point, loin s’en faut dans le sens souhaité. La régression et de l’Economie et du bien-être des citoyens persiste ! Les systèmes adoptés ne profitent guère aux Collectivités décentralisées.

      …Lors  d’une forte pluie, l’état des routes se dégrade: les entités – Commune, District…se renvoient la balle pour prendre en charge les réparations… Qui, précisément, ont le devoir d’agir, car le fonds entre les mains de la Collectivité mais aussi du service déconcentré…n’est pas à la mesure du coût du travail requis.  La décentralisation budgétaire n’est pas effective ! Qu’on se le dise : cette  effectivité souhaitée ne néglige pas, loin s’en faut, l’étendue du pouvoir qui revient au pouvoir central.

    Qu’il soit révélé avec cette Décentralisation telle qu’elle est pratiquée jusqu’à aujourd’hui. Et d’autre part, quand un citoyen souhaite émettre une suggestion, une critique ou une plainte au nom de la Démocratie, à une autorité constituée, hors de son Fokontany, il voit sa lettre endurer une éternité pour parvenir au destinataire, quand la lettre ne se perd en cours de route.

(+) : Mais il y a aussi certains citoyens qui craignent que la Décentralisation fragilisent l’Unité nationale…..

(=): Ca ne tient pas ! Jusqu’aux moindres hameaux, des Malagasy appartenant à des ethnies différentes cohabitent et s’entraident. Partout à Madagascar. Et force de faire remarquer que ce sont certains politiciens – en retard dans l’actualité - qui ont recours à réveiller certains épisodes de l’Histoire.

(+) : Pour la énième fois, « On » va organiser un Forum . « Ca va prendre énormément de temps  si on va jusqu’au niveau des Fokontany ». Votre suggestion ?

(=) :  Ce sera d’abord et avant tout une question d’organisation. Une journée pour recueillir toutes les suggestions des citoyens du Fokontany. Un Comité  mettra de l’ordre dans les suggestions au deuxième jour. Le même scénario, séance de de collecte et un Comité mettra de l’ordre dans les idées de l’assemblée générale .Même scénario au niveau des Régions... 

     Autre recommandation : que les organisateurs  ne soient pas tentés d’inviter d’abord et surtout des éléments de son parti. Au bout du compte c’est le meilleur moyen de tromper, de provoquer des heurts et violences par la suite. Mieux vaut des discussions animées…Un tel favoritisme fait perdurer la recherche de notre problème de développement. Que les organisateurs ne craignent d’échanges brutaux, à la limite de la décence. Donc exploitables…Un scénario dont ne s’étaient « vêtus » les responsables des fois précédentes.

     Enfin, si celui élu est tenté d’accorder exclusivement ou plus d’avantages aux citoyens de son parti, il verra son audience se perdre au point de le faire perdre de son autorité et…sa place avec !                                 

 Propos recueillis par Nandrasana

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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