Publié dans Politique

Premières pluies - Les infrastructures déjà mises à très rude épreuve

Publié le mercredi, 26 novembre 2025

Les premières grosses pluies de la saison ont servi de révélateur immédiat. En l’espace de quelques averses soutenues, le tissu urbain s’est retrouvé confronté à ses limites structurelles. Là où l’on attendait un simple épisode pluvieux de début de saison, c’est un véritable stress test grandeur nature qui s’est imposé, sans préavis.

Dès le début des précipitations, les quartiers les plus sensibles ont vu réapparaître les habituelles accumulations d’eau, parfois en quelques dizaines de minutes seulement. Les canaux, encore partiellement encombrés malgré la période sèche, ont rapidement montré des signes de saturation. Quant aux axes routiers, ils se sont transformés en couloirs de progression prudente, où automobilistes et usagers n’avaient d’autre choix que d’alterner vigilance et patience.

Certaines portions de route ont particulièrement souffert avec l’élargissement de certaines fissures, la mise en lumière de certains nids-de-poule, la présence de flaques profondes rendant certains carrefours difficilement lisibles. Les portions pavées, pour ne citer que celle entre Ankadimbahoaka et Tsimbazaza, font le malheur des automobilistes ces derniers jours. 

En clair, la pluie, en tombant avec régularité, a souligné chaque faiblesse de l’infrastructure comme un surligneur implacable. Rien de dramatique, mais suffisamment significatif pour rappeler que la saison humide ne négocie jamais avec les fragilités.

Ce qui se passe possède toutefois une valeur informative rare. Les premières grandes pluies de l’année agissent comme un révélateur technique. En effet, elles montrent ce qui résiste, ce qui cède et ce qui mérite davantage d’attention. Les zones où l’eau stagne ne sont pas seulement des désagréments provisoires ; elles dessinent, année après année, la cartographie des points critiques. Elles rappellent aussi à quel point l’entretien régulier, la planification urbaine et l’anticipation des épisodes météorologiques extrêmes deviennent incontournables.

Au-delà des désagréments visibles, ces précipitations inaugurales soulèvent des questions de fond. Comment renforcer la résilience du réseau de drainage ? Comment mieux gérer la montée en puissance d’événements climatiques de plus en plus imprévisibles?   Et surtout, comment faire en sorte que ces premières pluies ne soient plus systématiquement synonymes d’alerte précoce ?

Ces épisodes inauguraux, pourtant loin d’atteindre les niveaux d’intensité que la saison peut réserver, jouent le rôle d’un rappel utile. Ils soulignent simplement que les infrastructures sont vulnérables dès les premières pluies. Ces constats invitent les autorités à prendre le sujet à bras-le-corps afin d’éviter que les prochaines averses ne compliquent davantage le quotidien des habitants.

La Rédaction

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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