Publié dans Politique

Plan de remboursement des cotisants de l'Otiv Boeny - Le Président Rajoelina donne 72 heures aux responsables

Publié le mercredi, 05 juin 2019

Lors de sa récente descente à Mahajanga, le Président Andry Rajoelina a été interpellé par l'un des membres (une dame) de l'épargne mutuelle OTIV( Ombona Tahiry Ifampisamborana Vola) du réseau Boeny. La dame en question a imploré le Président de la République de trouver la solution pour que les cotisants de cette mutuelle déclarée faillite en 2015 récupèrent leurs cotisations. A cette demande, le Président Rajoelina a promis aux membres de l'OTIV Boeny de se pencher sur ce dossier dès son retour de France. Chose promise, chose due.  Le locataire du Palais d'Ambohitsorohitra a convoqué mardi dans l'après-midi, les responsables du réseau de l'OTIV Boeny ainsi que des membres de la Commission de Supervision Bancaire et Financier (CSBF). Après avoir écouté l'explication de ses hôtes, le Président Rajoelina a émis  son souhait à ce que les dossiers avancent.

Ordre  a été ainsi donné à ces dirigeants de l'OTIV de se présenter devant le Président de la République demain avec le plan de redressement du réseau et le plan de remboursement des cotisants. Les membres du Réseau OTIV Boeny attendent avec impatience la résolution de cette affaire les concernant.  L'affaire remonte à 2016-2017 où un gros détournement était signalé chez cet organisme de la microfinance au niveau régional. Le montant exact subtilisé n'est pas connu mais il tournerait autour de 1milliard 500 Ar. Du jour au lendemain, les portes des locaux des cinq agences du réseau OTIV Boeny sont fermées. 50.000 membres ont pourtant laissé derrière ces portes closes leurs épargnes et cotisations. Le choc était que des membres ont été victimes d'AVC tandis que d'autres ont même perdu leur vie. Depuis l'éclatement de cette affaire ayant touché de plein fouet des familles modestes, les cotisants n'ont cessé de réclamer de l'aide auprès des instances dirigeantes, du ministre des Finances au Président de la République. Des défilés de réclamation sont organisés à travers la ville de Mahajanga chaque année pour faire entendre leurs voix. Mais c'est comme s'ils lançaient des appels dans le désert, personne ne les entend. Ou plutôt, les responsables font la sourde oreille. L'ancien locataire d'Iavoloha en était mis au courant. Mais il n'avait rien fait. Il en est de même des Premiers ministres successifs. Pire, des responsables pointés du doigt comme étant des acteurs de cette faillite ont été casés dans des cabinets ministériels. Intouchables, ils l'étaient et bénéficiaires d'une protection en haut lieu,  c'est plus que certain. Des bruits couraient que des dirigeants du pays, leurs amis et leurs connaissances ont bénéficié de largesse financière auprès de l'OTIV et n'ont jamais remboursé leur prêt. Cette complaisance a fait des victimes innocentes qui ont cru pouvoir améliorer leurs conditions de vie en participant à cette épargne et ce crédit mutuels. Ainsi, le matelas financier constitué par les cotisants, les gros bonnets sans vergogne y puisent sans modération.  « Avant de renflouer la caisse de l'OTIV, il faudrait que ces emprunteurs au bras long remboursent leur prêt et
que des poursuites soient engagées », clame un cotisant majungais, ravi et attend la suite de cette sommation adressée par le Président Andry Rajoelina aux responsables de l'OTIV. Lors du dernier face-à-face entre le Parlement et le Gouvernement, les anciens députés de Mahajanga I et II ont aussi saisi l'occasion d'évoquer l'affaire Réseau OTIV Boeny. Les victimes se tournent aujourd'hui vers les actuels dirigeants qu'elles espèrent jouer le rôle de deus ex machina.
M.R.

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    Qui dit que le régime Orange a horreur ou a peur d’une concertation ou d’un forum ou d’un débat public ? Il va falloir revoir sa copie. Un pouvoir qui rejette le principe d’un échange voire d’un dialogue démocratique fait peur. On a tous les droits de se méfier d’un régime qui botte en touche de façon systématique la pratique d’une table ronde pour débattre de vrais problèmes et cela afin de dénouer une crise, une réelle crise qui bloque le fonctionnement démocratique du pays.

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