Publié dans Politique

Investiture - Andry Rajoelina officiellement Président de la République de Madagascar

Publié le mercredi, 25 décembre 2019

La Commission Electorale nationale indépendante avait annoncé provisoirement la victoire d’Andry Rajoelina le 27 décembre 2018 avec 55,66 % des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34 % à Marc Ravalomanana. Une victoire validée par la Haute Cour constitutionnelle le 8 janvier 2019 qui rejeta toutes les requêtes de son rival Marc Ravalomanana. Le 19 janvier 2019, Andry Rajoelina a prêté serment dans le Stade de Mahamasina, devant une foule de 40 000 personnes, une trentaine de représentants diplomatiques, cinq chefs d’Etat africains et l’ancien Président français Nicolas Sarkozy.

C’est la première fois dans l’histoire du pays que l’investiture du Président a lieu en présence de ses rivaux et de ses prédécesseurs, Hery Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Thérèse Zafy, épouse de feu Albert Zafy était également présente.  C’était également la première fois qu’une passation de pouvoir est effectuée entre deux Présidents élus, Hery Rajaonarimampianina et Andry Rajoelina.

Andry Rajoelina est officiellement le second Président de la cinquième République. Le faste de la cérémonie a retenu l’attention de tous. Le stade municipal, comble, aux couleurs du drapeau national marque les esprits. Lors de son discours d’investiture, Andry Rajoelina a réaffirmé ses engagements pour le développement rapide du pays: "Je vous conduirai à bon port, le port du développement, le port de la croissance, le port de l'émergence et le port de la réussite", affirme le Président fraîchement élu.
Un développement qui requiert le soutien de la population : « Seul je marche vite, mais ensemble nous irons plus loin », disait-il. Le plus jeune Président élu du Continent africain s’est engagé à doubler la production de l’électricité à Madagascar, de doubler les terres cultivables, de nommer des gouverneurs, de doter les Forces de l’ordre de matériels. Des promesses auxquelles beaucoup veulent croire.

Fil infos

  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique
  • Stockage de matériels de la JIRAMA à Toamasina - Le Groupe Sodiat apporte des clarifications
  • Persécutions politiques - Les collaborateurs de Rajoelina dans le viseur du régime
  • Fête de la Nativité - Pas de trêve politique
  • Administration public - Six Chefs de Région "par intérim" nommés 
  • Haute Cour Constitutionnelle - Des soi-disant démissions contestées
  • Gouvernement de la Refondation - Distribution de vivres dans le Grand Sud en fin de semaine dernière

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff