Publié dans Politique

Suspicion de détournement des 65 000 ariary - L’Inspection générale d’Etat ouvre l’enquête !

Publié le mardi, 07 janvier 2020

Le débat sur les 65 000 ariary de la part du Président de la République en guise de dotation de fin d’année aux fonctionnaires continue d’alimenter les débats, dans les salons comme dans les réseaux sociaux. Les avis convergent vers une suspicion de détournement de cette dotation de la part des responsables au niveau des ministères. Le Gouvernement a décidé d’ouvrir l’enquête en la confiant à l’Inspection générale d’Etat (IGE).

 

La polémique autour de la dotation de fin d’année ne cesse d’alimenter les débats dans les salons privés comme dans les réseaux sociaux. Il s’agit d’une dotation de la part du Président de la République au profit des agents de l’Etat, et ce sans distinction de grade ou de poste. Normalement, tous les agents de l’Etat, du ministre au simple employé, auraient dû bénéficier la même somme d’argent avant la fin de l’année. Il s’agissait d’offrir un surplus aux agents de l’Etat durant la période de fin d’année pour que tout un chacun puisse choisir l’utilisation de l’argent, aux fins d’épargne ou dans le but d’acheter des aliments, friandises ou autres choses.

Mais ce n’était pas le cas pour le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique et professionnel (MENETP). Certains employés n’ont pas vu la couleur des 65.000 ariary et n’ont reçu que la moitié voire le tiers pour d’autres. Le pire, c’est que les responsables ont obligé les bénéficiaires de la somme dérisoire perçue à émarger alors que le montant reçu n’y apparait pas. La   ministre de l’Education nationale, Marie-Thérèse Volahaingo, a apporté des explications sur la raison du partage inégal en insistant que son département a décidé d’offrir leur part également aux enseignants non fonctionnaires. Une décision qui apparemment va à l’encontre des directives prises en Conseil des ministres et les recommandations du Président de la République, Andry Rajoelina. Il a été décidé en effet à ce Conseil des ministres que chaque employé de l’Etat des ministères percevra la somme de 65.000 ariary.  Hier, le Gouvernement a sorti un communiqué confirmant cette décision prise en Conseil des ministres. Le communiqué précise que toute autre somme octroyée aux agents de l’Etat et ne correspondant pas à celle convenue est inacceptable. Le Gouvernement tape ainsi sur la table et décide d’ouvrir une enquête diligentée par l’I.G.E. et à l’issue de laquelle des mesures seront prises.

Toujours au sein de ce ministère, un responsable dans la Région Sud-est, censé de dispatcher ce cadeau présidentiel, s’est dit victime d’un cambriolage. Bilan du « vol », la somme de 130 millions d’ariary prévue pour les employés de l’Etat a été emportée par les voleurs.

 Les employés du MENETP ne sont pas les seules victimes de cette affaire qui sent le détournement à mille lieux. D’autres responsables ministériels ont préféré offrir un panier garni à leurs agents, toutefois sa valeur est loin d’être égale à 65.000 ariary. « On nous a offert 5kg de riz, un poulet de chair et une bouteille d’eau gazeuse. Des marchandises qui, au maximum, coûtent 30.000 ariary », rouspète un employé d’un ministère. Un détournement déguisé en somme en plus des ristournes ou commissions obtenus auprès des fournisseurs. Les agents de l’Etat souhaitent à ce que l’enquête de l’I.G.E. arrive à son terme et que les responsables du détournement de la dotation présidentielle soient sanctionnés.

Le Gouvernement a d’ailleurs martelé hier dans son communiqué  la bonne gouvernance dans les affaires administratives. Certainement des têtes vont tomber !

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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