Publié dans Société

Influenceuse sur les réseaux sociaux - Vonjy Razafitsifa fait fureur !

Publié le vendredi, 25 septembre 2020

81 247. Tel est le nombre de vues que Vonjy Razafimahefa Razafitsifa - « vlogeuse- influenceuse » sur les réseaux sociaux - a amassées pour une seule vidéo évoquant l’égocentrisme, publiée le 1er septembre dernier. Sur Facebook, elle est à 95 121 abonnés sur son compte personnel et à plus de 22 000 followers sur sa page professionnel, un bon point qui fait d’elle la nouvelle influenceuse y faisant fureur. Effectivement, Vonjy Raza, cette comédienne malagasy jouant un rôle dans des films, théâtres et comédies musicales, est devenue actuellement une " vlogeuse-influenceuse " sur les réseaux sociaux à travers des sketches et vidéos. 

Concrètement, l’activité de Vonjy en tant que vlogeuse consiste à publier des vidéos quotidiennes ou hebdomadaires sur des plateformes en ligne. Il s’agit d’un travail qui nécessite une certaine organisation, notamment dans le tournage et le montage. Concurrence oblige, de nombreuses personnes s’y lancent également, notamment les jeunes. Vonjy Razafimahefa Razafitsifa est une célèbre actrice connue pour son premier rôle dans le feuilleton « Sangodim-panina », diffusé il y a quelques années sur la TVM. Actuellement en France, elle crée des sketches pour des petites vidéos envoyées sur les réseaux sociaux en tant que vlogeuse-influenceuse. Elle projette même de produire un film long-métrage. A  travers cette interview exclusive, elle nous partage sa passion.

La Vérité (+) : Que faites-vous en tant que vlogeuse-influenceuse ?

Vonjy Razafimahefa Razafitsifa (-) : Dans un premier temps, je veux partager mes expériences et mon vécu pour aider les autres, donner ma part de brique dans la construction d’un monde meilleur pour notre future génération, recadrer nos jeunes générations dans notre culture et nos valeurs. A travers mes vidéos, mes sketches et podcasts, des messages sont envoyés et inspirent des gens dans ce sens. Après, je pourrai aussi influencer pour des placements de produits ou de marques s’ils correspondent bien évidement à ma personnalité. A cela s’ajoute mon repositionnement dans le milieu et mon retour auprès des auditeurs, et cela après mon retrait momentané de la scène durant des années. Actuellement, je me prépare pour faire des spectacles plus tard. Ce qui, à mon avis, m’importe le plus.

(+) : Qu'est-ce qui vous a motivé à en devenir ?

(-) : Depuis mon enfance, je suis la meneuse, la créative et l’initiatrice. Une fois connue, je suis devenue un modèle pour les jeunes filles grâce aux rôles positifs et influents que je tenais. Depuis, j’aime être une inspiratrice à travers ma vie et ma passion. Mon but aussi pour le moment, c’est de me repositionner dans le milieu et de revenir auprès des auditeurs après ces quelques années d’absence. 

(+) : Le travail de vlogeuse rapporte-il financièrement ?

(-) : Je ne perçois rien pour l’instant, vu que j’ai commencé à produire des vidéos depuis un mois. Mais comme bonne nouvelle, je viens tout juste d’être contactée par une agence pour devenir influenceuse de produits. J’espère bien que cela aboutisse. En tant qu’actrice, je gagne de l’argent mais pas assez pour subvenir à mes besoins. Pour le moment, le métier d’influenceuse n’apporte donc aucun sou pour moi, peut-être plus tard. Pourtant, je me suis quand même investie dans une petite caméra Nikon et un ordi Mac pour le montage. J’ai même acheté récemment un micro, et je réalise tout moi-même. Avec tous ces matériels, je dépense une demi-journée pour le tournage et 2 jours pour le montage. Le plus long et le plus dur, je dirai que c’est l’écriture des scripts. 

(+) : Comment résumez-vous votre parcours en tant qu’actrice malagasy ?

(-) : En 2010, je me lançais dans le théâtre-comédie musical, en montant mon premier spectacle « Vaky Bantsilana » que j’ai présenté au CCESCA et dans d’autres Régions, à savoir Antsirabe, Morondava, Ambositra. Puis, j’ai continué avec « Saha lonaka », « Baotsimivily ». 

Aussi, j’ai commencé dans le premier feuilleton malagasy diffusé sur la chaîne nationale, où je tenais le premier rôle. Plus tard, j’ai enchaîné avec d’autre séries télévisées, telles que « Sorona », « Ankamantatra », « Ireo kintan’ny paradisa » et dans des films courts-métrages comme « Baraingo », « Zandrim-bady », « Hatraiza Andriamanitra », etc. Arrivée en France en 2016, j’ai continué le théâtre en suivant des cours pour devenir encore plus professionnelle.  

Propos recueillis par K.R.

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Editorial

  • Problématique nationale ?
    La Grande île manque d’eau ! Contradictoire ! L’eau, cet élément le plus précieux parmi les quatre essentiels pour la vie, à savoir la terre, l’air, le soleil et évidemment l’eau, semblerait nous faire défaut en ces temps-ci ? Pour en devenir une problématique nationale. Le conditionnel est de rigueur. Quelque part, on doute sur la pertinence de la chose. On confond, semble-t-il, la situation naturelle du pays avec les dysfonctionnements de la compagnie nationale JIRAMA et du département de l’eau sur la gestion de cet élément indispensable à la vie. En fait, ce n’est pas l’eau qui manque, c’est la gestion rationnelle qui fait défaut. On n’est pas dans les pays du Golfe où l’océan du sable domine l’environnement ou en plein désert du Sahara où l’eau n’existe pas. Certes, il y a le grand Sud où les pluies se font rares, mais de là à dire que l’eau…

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