Publié dans Société

Claudia Candricka Nambinina - « Le lionisme me faisant sentir utile »

Publié le mercredi, 30 juin 2021

A la fin de son mandat, Claudia Candricka Nambinina, présidente du Lions Club Antananarivo Miranandro partage à travers une interview ses impressions, ses vécus et ses expériences dans ce club associatif.
La Vérité (+) : Vos impressions à la fin de votre mandat ?
(-) : Effectivement, aujourd’hui, j’ai fini mon mandat de président du Lions Club Antananarivo Miranandro ou LCAMi (2020-2021). Cela fait 6 ans que je suis dans le bénévolat. « Leo » de base et voilà 2 ans et demi que nous avons créé avec nos Lions guides le « LCAMi ». Membre fondateur et deux fois secrétaire du club, c’était un défi d’avoir pris le rôle de président du club composé d’une trentaine de membres. J’ai toujours eu tendance à trop m’investir dans le club, et surtout à œuvrer avec le cœur. Cette attitude ne m’a jamais trahie durant ma vie associative, personnelle et professionnelle. Même si nombre de personnes pensent que c’est une faiblesse…je dirai que ce sont mes marques de fabrique. C’est toujours très important de donner ce qu’on peut sans hésiter à demander de l’aide ou à déléguer. La sincérité, la confiance et la communication demeurent cruciales dans un travail d’équipe. Dans mon club Lions, nous sommes tous des jeunes actifs de différents profils. La diversité nous rassemble autour d’une même vision, à savoir, servir la communauté, s’épanouir dans la vie professionnelle et être responsable dans la vie personnelle.
(+) : Que représente le lionisme pour vous ?
(-) : Le lionisme me fait sortir de mon quotidien et me fait sentir utile. Il me permet d’utiliser des compétences endormies, d’exprimer et d’acquérir des talents pour s’épanouir, et surtout d’admirer les résultats concrets des implications communes pour une bonne cause.
(+) : Président de club associatif et en même temps chef d’entreprise c’est tout à fait possible ?
Je suis diplômée en Commerce International et Master en Science politique, j’ai toujours rêvé d’avoir ma propre entreprise et faire carrière dans l’Administration publique. Si ce dernier n’est pas encore réalisé, je suis quand même à la tête d’une startup commerciale. Après quelques années d’expériences professionnelles dans la banque et offshore, j’ai décidé de me tourner vers l’entreprenariat à travers un projet intitulé « Be Suay ».
(+) Pourquoi Be Suay ?
(-) : « Be Suay » sont deux mots composés de deux langues différentes « be » (mot anglais qui veut dire ‘Etre’) et « suay » (mot thaï exprimant la beauté). Après avoir vécu une courte période en Thaïlande, j’ai pu saisir tout le sens de ce mot qui définit la douceur de vivre des thaïlandais. La mode a toujours été une passion qui a fini par devenir mon métier. Il s’agit d’une société d’import et de vente de vêtements et de sacs de qualité mais aussi d’équipements sportifs pour clubs et particuliers. Il représente mon travail, mon projet. Les acquis se complètent entre les deux activités même avec une ambiance différente… Certes, « Be Suay » a été créé au cours de mon mandat en 2020, et je ne peux qu’être fière de ces deux clichés relevés de ma vie : les fruits de mes motivations.
Propos recueillis par KR.


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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