Publié dans Société

ODD liés à la nutrition - Madagascar au ralenti !

Publié le lundi, 05 juillet 2021

Parmi les pays aux derniers du classement. Madagascar se situe au 161ème rang sur 166 pays aux résultats du rapport sur les Objectifs de développement durable (ODD) de 2020. La performance globale de la Grande île reste très faible, selon toujours l’analyse des 17 ODD.

 

8 parmi ces derniers sont liés à la nutrition, mais l’atteinte des objectifs stagne. C’est le cas de l’ODD 2 sur la lutte contre la faim, qui concerne directement la nutrition et la sécurité alimentaire. « Malgré une légère avancée pour la nutrition, l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation ne cessent de progresser », rapporte Faniry Hantarinivo, vice-présidente de la Plateforme de la société civile pour le renforcement de la nutrition ou HINA. Ceci à partir de l’analyse d’avancement des ODD liés à la nutrition, dont les résultats ont été présentés à la presse à Andrainarivo le 29 juin dernier.

La prévalence de la malnutrition chronique globale reste à 42 %, selon les résultats de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS), effectuée en 2018. De plus, le nombre d’individus sous-alimentés dans le pays tourne autour de 10 millions en 2019, selon le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2020. Pour les régions du Sud, la situation s’est aggravée depuis l’année dernière, avec 554 000 personnes en situation de crise et d’urgence entre avril et juillet 2020, sans parler de l’avancement de la période de soudure pour cette année. La stagnation est aussi valable pour l’ODD 1 sur l’éradication de la pauvreté, l’ODD 3 sur l’accès à la santé, l’ODD 6 relatif à l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement, etc. Par contre, l’atteinte de l’ODD 5 sur l’égalité entre les sexes est en cours, malgré quelques points faibles, notamment sur les violences envers les femmes.

Opportunités et recommandations

L’engagement du Président de la République Andry Rajoelina pour combattre la malnutrition, proclamé au niveau national et international, fait partie des opportunités existantes pour l’atteinte des ODD à Madagascar. Le Plan émergence du Sud, récemment présenté, avance divers projets pour faire face et remédier à la sécheresse ou encore l’insécurité alimentaire persistante dans ces Régions et ce, touchant divers secteurs. D’un autre côté, l’élaboration de documents cadres nationaux priorisant la lutte contre la malnutrition ou encore l’engagement des partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile, etc., constituent des opportunités. Toutefois, cette analyse avance divers obstacles pouvant nuire à l’atteinte des ODD, entre autres la croissance démographique élevée, le secteur agricole traditionnel, l’insuffisance du financement ou encore la mauvaise gouvernance.

Face à cette situation, HINA interpelle les autorités compétentes et propose diverses recommandations. « Après les 5 années de mise en œuvre de l’Agenda 2030 et les résultats stagnants pour Madagascar, nous avons encore 10 ans pour rectifier les tirs et ajuster les activités pour atteindre les ODD. Il est temps de mettre en œuvre des stratégies plus efficaces », interpelle la vice-présidente de ladite plateforme. La mise à l’échelle et l’allocation des moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de la troisième phase du Plan national d’action pour la nutrition (PNAN III) sont parmi les recommandations proposées. A cela s’ajoute le renforcement de la coordination du secteur « nutrition » à travers l’Office national de nutrition (ONN) afin que tous les acteurs, y compris ceux du secteur public et privé ainsi que ceux de la société civile, puissent travailler de concert. La mise en œuvre d’une stratégie de relance socio-économique post-Covid 19 est également une nécessité afin de rattraper le retard à l’horizon 2030…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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