Publié dans Société

Kidnapping à Ambodivonkely - Cinq hommes armés enlèvent un enfant de 3 ans

Publié le lundi, 07 février 2022


Choquant ! Scandaleux ! Le quartier d’Ambodivonkely Ambohimanarina était le théâtre d’un kidnapping vers 13h, hier. Ce qui déroute le plus dans cette affaire, c’est que la victime n’est pas un adulte, comme on a l’habitude de le constater dans un passé récent, mais plutôt un petit garçon de 3 ans répondant au nom de Divan Riwan, selon la Police. C’est le fils d’un homme d’affaires d’origine indopakistanaise de la place mais de nationalité française, selon une source. Le petit est vêtu d’un t-shirt gris et d’un pantalon noir. Ses geôliers, au nombre de cinq, étaient cagoulés et armés. IIs ont circulé sur trois motos dont un Cross et deux scooters. L’un de ces derniers est de marque Jog, l’autre une Bws. Le kidnapping est survenu peu après la sortie des classes et juste à un moment où la voiture qui a transporté le gosse était sur le point de pénétrer dans l’enceinte de la société baptisée S. appartenant à ses parents sise dans ce quartier. “Tout s’est passé très vite et personne n’a pu rien faire lorsque les ravisseurs sont passés à l’action pour menacer à la fois le conducteur avec leurs armes de poing tout en s’emparant par la force de l’enfant, qui était alors totalement à leur merci !”, confie une source.
Une fois que les bandits ont alors eu le petit otage entre les mains, ils ont pris rapidement la poudre d’escampette à bord de leurs scooters, en fonçant en direction de Tsarasaotra à Alarobia, selon une source auprès du collectif des Français d’origine indienne de Madagascar ou CFOIM. Mais dans sa trop grande précipitation, le pilote de l’un des scooters a négocié maladroitement son virage situé à la hauteur de la société Soam, c’est-à-dire à une centaine de mètres du point où l’enlèvement a eu lieu. Résultat, le deux-roues a fait une sortie de route pour foncer contre un mur, envoyant ainsi ses deux occupants paître sur le sol. Le moteur s’est éteint. A plusieurs reprises, le pilote a tenté de le relancer, mais en vain ! Le moteur refuse simplement de démarrer. “De crainte d’être cueillis comme des fruits mûrs, les deux malfaiteurs s’étaient alors comportés de façon surprenante, abandonnant ainsi sur place l’engin. Ils ont rapidement hélé un taxi-be de la ligne 194 qui était passé par le hasard des circonstances dans le secteur avant de disparaître dans le flot de la circulation quelque part, sans doute pour rejoindre probablement leur planque là où leurs trois autres acolytes détenaient déjà le petit otage”, précise notre source.
Depuis, les traces du petit garçon semblent être perdus. De même, ses geôliers n’auraient pas encore réclamé une rançon contre sa liberté. Hormis la promesse d’une très forte récompense et un appel à témoin que les proches de la victime ont fait circuler sur les réseaux sociaux, on ignore toutefois s’ils ont instruit une plainte pour enlèvement ou non. “Nous ne sommes pas en mesure de répondre à ce genre de question. Seules les Forces de l’ordre sont habilitées à le faire”, continue-t-elle. A propos, les services de Police tels que le commissariat du 8e Arrondissement, l’unité d’intervention rapide (UIR), l’unité d’intervention spéciale (UIS) ou encore la Force d’intervention de la police (FIP) poursuivent encore leurs recherches, dans le cadre de l’enquête sur ce kidnapping. A la lumière de cette situation, les ravisseurs entendent faire reparler d’eux, du moins pour la première fois, et seulement pour l’année 2022, après une assez longue période d’inertie, sans doute par crainte des réactions des Forces de défense et de sécurité. En effet, le Gal Richard Ravalomanana, du temps où il fut encore le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, a promis le pire au réseau de kidnapping du pays tant qu’il était encore en plein exercice de ses fonctions.
Franck R.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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