Publié dans Société

Parricide à Ambohidratrimo - Un jeune homme tue son propre père pour une voiture

Publié le vendredi, 02 mai 2025

Assassiner son propre père pour un véhicule, cela semble être un cas rare et surtout invraisemblable ! Pourtant, c'est ce qui s'est produit vers le début du mois d'avril dernier au sein d'une famille d'Ambohidratrimo. D'ailleurs, le jeune homme  taxé de parricide et ses deux amis, les complices supposés, ont été arrêtés puis croupissent finalement à Tsiafahy.

 

Tout a démarré le 4 avril dernier lorsque le corps sans vie et couvert de blessures d'un homme a été retrouvé dans un terrain vague à Ambohitrambo, Commune de Talatamaty. Lors d'un constat, la victime a reçu plusieurs coups occasionnés avec un objet tranchant sur le corps. Effectivement, les proches du défunt chef de famille ne pouvaient rester cois et ont alors porté plainte auprès de la brigade de Gendarmerie de Talatamaty. Cette Force a alors démarré une  enquête.

Coup de théâtre !

Là, nul n'avait pas encore imaginé celui ayant pu bien commettre sinon capable de ce crime odieux qu'à l'issue des investigations de la Gendarmerie.

Et ce fut le coup de théâtre, du moins pour la famille de la victime. C'est que le suspect n'était autre qu'un des siens ! Et il n'était besoin de chercher loin car c’est le propre fils de la victime d’être pointé du doigt comme étant le présumé auteur de cette parricide.

Un fils trop envieux

En effet, le fils parricide est trop envieux ! L'enquête de la Gendarmerie a révélé que le suspect convoitait trop la voiture que son papa venait récemment d'acquérir. Le nouveau véhicule serait l'un des patrimoines de son père. S'étant séparé de son épouse, il y a 8 ans de cela, ce dernier s'est alors remarié. De cette union d'avec sa seconde femme, naquit alors un autre garçon, devenu naturellement le beau-frère du suspect. Plus d'un soupçonne donc que le présumé auteur de cette parricide voudrait à lui seul cette voiture.

Un coup monté

Le fils parricide voulait alors aller plus loin pour s’approprier cette voiture : l'élimination pure et simple de son géniteur ! Et il allait trouver l'occasion de réaliser son plan diabolique en fin d'après-midi du 3 avril dernier. C'était à ce moment-là qu'il devait accompagner son père pour tester justement la nouvelle voiture.

Et ce fils, à la très mauvaise intention, a appelé deux autres jeunes hommes pour les accompagner durant ce présumé essai technique du véhicule, histoire de le tenir compagnie, selon les propos même du suspect.

Alors que celui au volant, son père, ne se doutait de rien,  lui, occupait le siège passager avant, enfin les deux amis et du concerné, étaient à l'arrière.

A l'aller, tout semblait se passer normalement encore. Mais au trajet du retour, le fils parricide a mis finalement en œuvre son plan diabolique, et ce, avec l'aide de ses deux amis, ses complices. C'est là que ces derniers ont, selon le plan, exécuté le chef de famille en lui assenant un coup de marteau et l'étranglant. Loin de se contenter du résultat, le fils en cause, entra à son tour en action. Pour s'assurer que ses complices ont bel et bien mis fin à la vie de son père, il n'a pas hésité à le poignarder impitoyablement. Et on connaît la suite.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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