Publié dans Société

Employabilité des jeunes - « TAFA » mise sur l’inclusion !

Publié le jeudi, 19 juin 2025
300 jeunes ont pu être formés et 16 handicapés recrutés par des entreprises partenaires durant la première année de mise en œuvre du projet 300 jeunes ont pu être formés et 16 handicapés recrutés par des entreprises partenaires durant la première année de mise en œuvre du projet

Faire de chaque jeune un acteur de son avenir. Telle est l’ambition partagée du projet « TAFA », traduit en « réussite » ou « travail » de l’argot français. Pour ce faire, le projet mise sur l’employabilité et l’inclusion des jeunes, âgés de 14 à 25 ans, notamment les jeunes femmes et les personnes en situation de handicap (PSH). Selon les statistiques, plus de 700.000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail à Madagascar, souvent sans formation adéquate ni perspective d’emploi. « TAFA » ambitionne d’y remédier, à travers le renforcement de la compétence des jeunes via des formations, alternances et « soft skills », l’accompagnement vers l’emploi via l’orientation, le mentorat et l’insertion professionnelle ainsi que le plaidoyer multi-acteurs pour une société inclusive. « Ce projet à impact vise à répondre aux problématiques de l’employabilité des jeunes sur une dimension collective. A cet effet, le projet met en conformité les besoins des entreprises et les capacités des jeunes. Les nombreux acteurs et partenaires comblent les gaps constatés à travers des formations, mentorats, counselling, etc. Concrètement, les jeunes bénéficient d’une vraie formation professionnalisante, renforçant leur employabilité », informe l’ambassadeur de France à Madagascar, SEM Arnaud Guillois.

 

Des premiers résultats concrets

Le projet « TAFA » ambitionne de toucher plus de 1.000 bénéficiaires et de mobiliser 90 formateurs durant ses deux années de mise en œuvre. Des résultats palpables sont enregistrés au cours de la première année, dont la formation de 300 jeunes via les « soft skills » pour l’employabilité, le lancement de la formation par alternance dans 3 Masters universitaires, ou encore l’élaboration d’une charte équité-genre dans l’enseignement supérieur. A cela s’ajoutent la sensibilisation de 30 enseignants à l’inclusion et le recrutement de 16 alternants handicapés auprès de 8 entreprises partenaires. « Outre les formations et conseils dispensés aux alternants, les entreprises qui osent recruter les PSH bénéficient d’un appui technique et financier. Jusqu’ici, les entreprises sont satisfaites à 100 % de la compétence des jeunes recrus, y compris les handicapés. Ils travaillent désormais dans différents secteurs, dont l’hôtellerie, les services, etc. », rapporte Anja Andriamorasata, responsable du projet auprès de l’ONG Humanité et Inclusion.

Pour leur part, la ministre de l’Enseignement supérieur, Chaminah Loulla et celui de la Jeunesse et des Sports, Abdulah Marson Moustapha ont précisé que l’inclusion des PSH fait partie des priorités de l’Etat afin d’assurer l’égalité des chances accordée à tous. Aussi, la valorisation des jeunes à travers l’employabilité entre dans le cadre de l’investissement sur le capital humain. Par ailleurs, plusieurs infrastructures dans les universités sont actuellement accessibles aux PSH, à titre d’exemple les rampes d’accès, à en croire la ministre Chaminah Loulla. Le ministre Abdulah Marson Moustapha, quant à lui, a avancé la tenue d’un plaidoyer avec le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) pour l’inclusion des jeunes et des handicapés durant le Rallye des industries, lequel se tiendra ce jour...

Patricia R.

 

 

Une journée de l’employabilité et de l’inclusion s’est tenue hier au Radisson Blu, sous le thème « Changer les regards, révéler les talents ». Une occasion pour les représentants d’institutions, d’établissements de formation, d’entreprises ainsi que de nombreux jeunes étudiants, ceux en situation de précarité et ceux handicapés de s’inspirer des récits, ou encore de participer aux échanges interactifs et des ateliers. Un « mur des engagements » a pu être créé durant l’évènement. Notons que la mise en œuvre du projet « TAFA » est assurée par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF Afrique australe et océan Indien) avec l’ONG Humanité et Inclusion. Ceci sur un financement à hauteur de 800.000 euros, alloué par le Service de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade de France à Madagascar. Analamanga, Atsinanana, Analanjirofo et Haute-Matsiatra étant les 4 Régions d’intervention dudit projet.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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