Publié dans Société

Droits des femmes et des jeunes filles - Des parlementaires appellent à un engagement politique...

Publié le mardi, 05 août 2025

Madagascar à la traîne. La Grande île constitue l’un des 2 pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) qui n’ont pas encore ratifié le protocole de Maputo (Mozambique). Il s’agit pourtant de l’un des instruments les plus ratifiés de l’Union africaine (UA), favorisant l’égalité du genre et une protection spécifique des droits des femmes et des jeunes filles. Quelques mois après l’adoption dudit protocole en juillet 2003, Madagascar l’a signé mais est resté à ce stade, ce qui suspend son engagement à respecter les droits des femmes. 

 

Après la société civile, le corpus parlementaire « genre » auprès de l’Assemblée nationale remet sur le tapis l’importance de la ratification du protocole et en appelle à une volonté politique pour ce faire. Il en est de même pour la convention de l’UA portant sur l’élimination des violences faites contre les femmes et les jeunes filles. Ceci notamment en ce 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC à Madagascar, tenu depuis le début de cette semaine. « La SADC a déjà souligné qu’il ne peut y avoir de développement économique et social durable, sans la protection des femmes et des jeunes filles. Le Président de la République et les dirigeants malagasy devraient démontrer une volonté politique claire en ratifiant ces accords », a affirmé la députée Raby Savatsarah, à la tête dudit corpus parlementaire. C’était en marge de la célébration de la Journée internationale des femmes africaines qui s’est déroulée le 31 juillet dernier.

La voix des femmes compte

Madagascar devrait ratifier le protocole de Maputo et en tirer des avantages pour les femmes et les jeunes filles, notamment puisque le Président de la République malagasy, Andry Rajoelina va être à la tête de la SADC. Aussi, la prochaine session parlementaire en octobre prochain constituera un moment opportun pour aborder la ratification, à en croire la députée élue à Farafangana. Outre son appel à une volonté politique, cette parlementaire sollicite également la Première dame, Mialy Rajoelina dans cette démarche, en tant que championne de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). « La voix des femmes est indispensable dans ce processus, afin de prouver que Madagascar accorde réellement de l’importance à leurs droits », a-t-elle renchéri.

Pour information, seule l’Afrique dispose d’une convention en faveur des femmes et des jeunes filles. Pour Madagascar, la ratification du protocole de Maputo sera bénéfique tant pour l’image de Madagascar au niveau africain et international que pour le respect des droits des femmes. La mise en œuvre des 32 articles de ce protocole complétera les lois déjà en vigueur dans le pays. La Grande île dispose déjà d’une nouvelle loi portant sur la lutte contre les violences basées sur le genre, ou encore celle sur la santé de la reproduction et de la planification familiale. Toutefois, du chemin reste à faire pour que les femmes et les jeunes filles malagasy puissent jouir pleinement de leurs droits, y compris le droit de disposer de leurs corps...

 

Recueillis par Patricia R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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