Publié dans Société

Vente en ligne - Un secteur informel en plein essor

Publié le jeudi, 28 août 2025

Partout dans tous les coins de rue de la Capitale. Depuis quelque temps, la vente en ligne ne cesse de se développer dans le pays, notamment dans le centre-ville d’Antananarivo où des magasins et centres commerciaux s’implantent. Sur les réseaux sociaux Facebook, Tiktok, linkedIn, la vente en ligne est devenue un gagne-pain de plusieurs familles, surtout les jeunes. Du côté de Tsaralalàna, Analakely, Soarano, Behoririka ou Tsiazotafo, tous les coins de rue sont occupés par des jeunes, des pères ou mères de famille, du matin jusque tard dans l'après midi. Là où il y a un espace libre, un groupe de personnes s’y installent  pour déballer ou emballer des colis. Ils érigent un petit bureau avec leur petit bagage composé d’un téléphone, des blocs notes, un stylo et du scotch. Ils y travaillent tous, mais en ligne, sans payer aucune taxe, ni un ticket journalier. Ils prennent les commandes, achètent des articles dans un magasin situé tout près, font de la livraison et reprennent leur place.

 

« Je fais ce travail depuis maintenant un an, après un chômage technique puisque notre société a été contrainte de compresser son personnel. J’ai acheté un téléphone avec mon dernier salaire et effectué ce boulot depuis. Je sors tous les jours pour faire le tour des magasins, chercher un nouvel arrivage, puis je fais moi-même la livraison. Actuellement, je travaille avec deux autres personnes », raconte une jeune femme.

 

Arnaque

 

Comme tous les emplois, c’est aussi un métier à risque et un terrain privilégié des arnaqueurs. Des articles qui n’existent pas ou défaillants, un paiement sans expédition de colis ou vice-versa, sans parler des revendeurs fantômes qui escroquent les livreurs. Tout cela décourage fortement les acheteurs. Pourtant, ce genre de boulot peut réduire, même partiellement, le taux de chômage qui mine le pays actuellement, ainsi que la délinquance juvénile. Pour d’autres, c'est un travail de vacances afin d’aider les parents à faire face aux frais de scolarité et à l’achat de fournitures scolaires.

 

Quoi qu’il en soit, la vente en ligne présente plusieurs avantages : un large bénéfice, petit investissement, son accessibilité au plus grand nombre. Seulement, on doit posséder un téléphone et/ou un ordinateur portable haut de gamme et avoir une connexion Internet. De plus, il faut avoir un minimum de connaissance dans la résolution des photos, et bien maîtriser  la communication sur les réseaux sociaux. Cette technique de vente, en utilisant les deux-roues, représente une option pour les personnes qui veulent assurer au plus vite le service de livraison, fréquemment retardé en raison des embouteillages.

 

Anatra R.

Fil infos

  • Diplomatie et économie - La vice-présidente de la Colombie en visite de travail dans le pays
  • Retour des reliques sakalava - Une cérémonie d’hommage national à Antananarivo
  • Feuille de route 2011 - Ravalomanana, amnésique et de mauvaise foi
  • Accident de parachutisme - Trois officiers des Forces armées tués
  • Elections sénatoriales - La CENI propose le 11 décembre 
  • Droit d’entrée aux aires protégées - Près d’un milliard d’ariary octroyé aux communautés riveraines
  • Investissements miniers - L’opacité des réformes dénoncée par la société civile
  • Affaire des Boeing 777 - Les deux cerveaux présumés séparés de prison   
  • ACTU-BREVES
  • Actu-brèves

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Re – exploit !
    Re – posons la question « Qui dit que le sport malagasy coule ? ». En dépit de certaines défaillances dans certaines disciplines, la machine est en marche du moins pour le sport – roi. En espace de quelques jours, les Barea’ Madagasikara, l’outsider, réalisent l’impensable, l’inespéré et pour ne pas le dire l’impossible. Ils ont mis à terre deux favorites du CHAN – 2025. Les poulains de Rôrô, Rakotondrabe Romuald, ont réalisé un « exploit inédit », pour certains, une « victoire historique » pour d’autres. Dans tous les cas de figure, il s’agit d’une prouesse rarissime qu’aucune formation nationale de football malagasy n’a pu réaliser jusqu’à ce jour ! Maintenant, on est en droit de … rêver gagner la Coupe du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Un rêve que n’importe quel citoyen amateur encore plus passionné du ballon rond n’osait y croire auparavant

A bout portant

AutoDiff