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Bien-être - Fitness, entre phénomène de mode et allié pour la santé

Publié le jeudi, 04 septembre 2025
L'essentiel est de trouver la pratique qui nous convient et de bouger, pour le plaisir et pour la vie L'essentiel est de trouver la pratique qui nous convient et de bouger, pour le plaisir et pour la vie

Depuis le début des années 2000, le fitness a connu une ascension remarquable à Madagascar. Longtemps perçu comme une activité marginale, pratiquée entre amis ou voisins, il s’est progressivement imposé comme un véritable phénomène sociétal. Dans les grandes villes, la fréquentation des salles de sport s’est multipliée, portée par une demande croissante en infrastructures modernes et par l’attrait d’un mode de vie centré sur le bien-être. Aujourd’hui, le fitness est omniprésent : affiché sur les réseaux sociaux, valorisé par des influenceurs et artistes locales. Au-delà de ses aspects esthétiques souvent mis en avant, avec l’explosion du port de tenue de gym comme mode au quotidien, le fitness s’impose comme un allié de taille pour la santé physique. Cela concerne par exemple l’amélioration du système cardiovasculaire, la réduction des risques de diabète et d’hypertension, la régulation du poids et le développement musculaire. D’autant plus que les salles de gym sont accessibles dès 3.000 ariary la séance. L’abonnement mensuel pour le grand public est à partir de 60.000 ariary et il y a même ceux qui proposent des tarifs réduits pour les étudiants. En outre, « pour bien débuter, il faut faire un abonnement sur quelques mois avec un coach, au lieu des séances uniques. En effet, cela permettrait de poursuivre les efforts et de ne pas abandonner à mi-parcours. Ainsi, on peut enfin continuer à entretenir les acquis », selon un coach de fitness œuvrant à Mahamasina.

 

Quand l'apparence prend le dessus

Cependant, il serait naïf de nier la dimension « tendance » du fitness. L’apparition régulière de disciplines à la mode comme le « Cross Fit », le yoga aérien ou encore le HIIT (« High Intensity Interval Training ») et la mise en avant d’idéaux corporels sur les réseaux sociaux accentuent une approche parfois réduite à l’image. Cette pression sociale, entre quête du « corps parfait » et influence des réseaux sociaux, pourrait détourner certains pratiquants de l’essence même de la discipline : une recherche durable d’équilibre et de santé. A Madagascar, on n’en est pas encore arrivé au bannissement des Smartphones dans les salles, contrairement à l’étranger où ils deviennent carrément des scènes de tournage pour les influenceurs en quête de vue et de pouce bleue. Néanmoins, il faut aussi « savoir savourer les heures de travail et la souffrance, et un peu d’exposition ne nuirait à personnes sauf aux haineux », selon une pratiquante.

 

Un secteur en pleine expansion à Madagascar

Mais au-delà de la santé, le fitness est également devenu une discipline contribuant à la croissance de l’économique. L’ouverture de nouvelles salles, l’émergence de coachs sportifs indépendants et la vente d’équipements de sport et autres produits liés à cette discipline créent de réelles opportunités d’emplois. Dans un contexte économique souvent difficile, notamment après les crises successives, ce sport génère des revenus pour les entrepreneurs, participe à la dynamisation des quartiers et attire une clientèle désireuse d’investir dans son bien-être. Certains jeunes malagasy se professionnalisent même à travers le coaching ou la création de contenus digitaux liés au fitness, ouvrant de nouvelles perspectives dans l’économie numérique.

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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