Publié dans Société

Rodéos sauvages sur l’autoroute d’Ambohimanga - L’inquiétude des riverains face à l’inaction des autorités

Publié le lundi, 27 octobre 2025

Quasiment chaque dimanche, la portion d’autoroute reliant la rocade de Tsarasaotra à Ambohimanga devient le théâtre de courses automobiles et de rodéos à moto. Les habitants, excédés, dénoncent l’absence de réaction des autorités face à ces pratiques illégales et dangereuses.

Le vacarme des moteurs et les crissements de pneus ont remplacé, le dimanche après-midi, la quiétude habituelle des collines d’Ambohimanga. Sur la portion de huit kilomètres qui relie la rocade de Tsarasaotra à la ville historique, une cinquantaine de voitures et de motos se retrouvent chaque semaine pour des courses sauvages.

« A partir de 14 heures, ils s’installent et commencent à faire la course jusqu’à la tombée de la nuit », raconte Hery Rakotovao, maçon et habitant du quartier. « Ils roulent à toute vitesse, occupent toute la voie, font des dérapages, sans se soucier des autres usagers de la route », renchérit-il.

Ces rassemblements improvisés paralysent parfois la circulation. Certains automobilistes, surpris par la scène, préfèrent rebrousser chemin plutôt que de risquer un accrochage. Les riverains évoquent des frayeurs récurrentes et des accidents matériels, heureusement sans victimes pour l’instant.

Mais la peur demeure.

« Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un drame ne survienne », redoute un conducteur régulier sur ce tronçon d’autoroute.

Les habitants interpellent aujourd’hui les autorités locales et la Gendarmerie pour qu’elles mettent fin à ces rodéos qui se multiplient depuis l’ouverture de cet axe routier. Contrôles accrus, barrages, ou même fermeture temporaire de la voie le dimanche. Bref, toutes ces options, selon eux, doivent être envisagées pour rétablir la sécurité sur ce tronçon. « Nous ne demandons pas grand-chose. Nous voulons simplement que la route redevienne un lieu sûr pour tous ! », plaide un autre riverain.

R.L.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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