Publié dans Société

Drame au Toby Loterana Ambohibao - Une adolescente meurt carbonisée dans un incendie

Publié le lundi, 27 octobre 2025

Le cycle infernal des incendies continue de frapper la Capitale. Après Ankorondrano le week-end dernier, c’est au tour d’Ambohibao Antehiroka d’être touché par la tragédie. Hier matin, vers 9h30, un incendie a ravagé le Toby de l’église luthérienne (FLM) rattaché à l’hôpital du même nom — un établissement fondé à l’époque sous l’impulsion de « Nenilava », prophétesse de la délivrance.

Le feu a coûté la vie à une jeune fille de 13 ans, prénommée Mirantsoa, piégée dans l’appartement où elle logeait. L’adolescente, atteinte d’un handicap, n’a pas pu échapper aux flammes.

« La porte de sa chambre était verrouillée de l’intérieur. Elle aurait tenté d’étouffer le feu avant d’être prise au piège », confie la mairesse d’Ambohibao Antehiroka.

Selon les témoins, le drame s’est déroulé alors que la prière matinale battait son plein au rez-de-chaussée du bâtiment.

« J’ai entendu l’enfant crier à l’étage. Quand la fumée a commencé à envahir la maison, je suis descendue chercher de l’aide. L’alerte a été donnée à coups de sifflet », raconte l’épouse du pasteur, encore sous le choc.

Le foyer s’est alors transformé en scène de panique et de solidarité. Locataires, employés de l’hôpital et fidèles ont uni leurs forces pour tenter de contenir les flammes avec les moyens du bord, en attendant les pompiers. Des escabeaux furent dressés à la hâte le long des vérandas pour permettre l’évacuation des personnes et des meubles. Dans le tumulte, certains volontaires lançaient des objets par les fenêtres tout en entonnant des cantiques pour se donner du courage.

Alertées, les casernes de Tsaralalàna et Anosivavaka ont rapidement dépêché des fourgons-pompes et des équipes de secours. Après près de deux heures de lutte acharnée, le feu fut finalement maîtrisé.

Pour l’heure, les hypothèses sur l’origine du sinistre divergent. Court-circuit ? Feu de charbon ? « Nous menons actuellement des vérifications pour déterminer la cause exacte », indique une source au sein de la Gendarmerie chargée de l’enquête.

Les premiers constats laissent penser que l’incendie aurait démarré au niveau de la mezzanine du premier étage, avant de se propager avec une rapidité fulgurante vers les appartements du deuxième. C’est au moment de l’évacuation que les secouristes ont découvert qu’une personne manquait à l’appel : Mirantsoa, retrouvée carbonisée dans sa chambre. Les pompiers estiment d’ailleurs que le foyer du feu pourrait avoir pris naissance dans la pièce même où elle se trouvait.

Pendant ce temps, les autorités poursuivent également leurs investigations sur le gigantesque incendie de Tsaramasay, survenu la veille, et qui a fait 837 sinistrés. Sept personnes seraient actuellement placées en garde à vue. Des sources évoquent une dispute conjugale qui aurait dégénéré et provoqué le drame.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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