Publié dans Société

Lutte contre la malnutrition et les carences en micronutriments - L’huile et le bouillon fortifiés, bientôt disponibles sur le marché !

Publié le jeudi, 20 novembre 2025

L’une des réponses adoptées pour faire face au taux élevé de malnutrition à Madagascar, y compris les carences en micronutriments. Le projet de fortification d’huile végétale et de bouillon, initié par l’ONG Helen Keller International (HKI), prend forme. Ces produits alimentaires fortifiés seront bientôt disponibles sur le marché. « (...) Mais avant leur production, divers investissements restent à faire. C’est pourquoi leurs prix de vente ne sont pas encore fixés jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, l’on fera en sorte que ces produits fortifiés restent à la portée des consommateurs », avance Britney Rasolonirina, Program manager du projet fortification alimentaire auprès de HKI.

 

Pour l’huile, le secteur privé qui se chargera de la fortification est identifiée. D’ailleurs, l’idée est d’améliorer les produits déjà présentes sur le marché, et non d’en produire de nouveaux.

« 90 % des ménages consomment quotidiennement de l’huile, d’où le choix de ce produit comme véhicule alimentaire pour la fortification en vitamine A, et ce à grande échelle, c’est à dire au niveau national », confirme la responsable. Quant au bouillon, 70 % des ménages l’utilisent pour renforcer le goût de leurs mets, d’après les résultats de l’enquête nationale sur les carences en micronutriments en 2024. Cette forte utilisation est également constatée dans les gargotes et les restaurations ambulantes, d’après notre interlocutrice. Toutefois, le dosage de certains ingrédients, notamment le sel, dans le bouillon fortifié sera modéré afin de respecter les normes.

Des normes imposées

Les normes de fortification de l’huile végétale et de bouillon viennent d’être lancées officiellement, lors d’un atelier organisé hier à Ivandry. Ces normes imposées définissent les exigences techniques et les mécanismes de contrôle nécessaires pour garantir des produits sûrs, conformes et fortifiés de manière efficace. La qualité, la fabrication et l’hygiène font partie des exigences. « L’application des normes pour l’huile et le bouillon fortifiés, élaborées par un comité technique, nécessite des mesures d’accompagnement. La persuasion des acteurs sur l’importance des produits suivant les normes figure parmi ces mesures. Un laboratoire devrait également être opérationnel pour s’assurer que les produits fortifiés ou multivitaminés, notamment ceux importés, ne constituent pas un danger pour les consommateurs », avance Séraphin Razafimahafaly, directeur général du Bureau national des normes (BNM).

Entités gouvernementales, secteur privé, partenaires techniques et financiers, chercheurs, laboratoires et médias ont pris part à l’atelier de lancement de ces normes, sur un financement du Projet GIZ/ProSAR. La rencontre a permis de sensibiliser et d’informer les parties prenantes sur les exigences des nouvelles normes de fortification alimentaire. Maintenant que les détails techniques sont précisés dans les normes, le soutien au secteur privé, notamment les huileries industrielles et les coopératives, va s’enchaîner avant la distribution des produits fortifiés sur le marché...

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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