Publié dans Société

Autrefois et naguère - Retour sur les années 70 à Madagascar : une époque de rêve économique

Publié le vendredi, 20 février 2026

La vie à Madagascar dans les années 70, c'était sans doute un rêve éveillé pour bien des Malgaches. Les souvenirs évoqués par les aînés plongent de nombreux citoyens dans une douce mélancolie. Ah, les « Seventies » ! Une époque où les prix étaient si dérisoires que le simple fait de se souvenir de cette période fait souvent pleurer d'émotion ceux qui l'ont vécue. Le coût de la vie, on en parle toujours avec une certaine nostalgie, et pour cause : vivre à Madagascar à cette époque était tout à fait abordable, à condition de bénéficier d’une situation stable.

Des prix à couper le souffle

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans les années 70, surtout vers la fin de la 1ère République, les salaires minimas, ou SMIG, variaient entre 5.000 et 8.000 Fmg. En 1979, un conducteur de bus de la FIMA, une coopérative d'Etat, avait un salaire de 23.000 Fmg. Pour les enchâssés sur l’échelle des salaires, les hauts fonctionnaires et directeurs d'entreprise empochaient entre 150.000 et 250.000 Fmg pour la même période. S’offrir une voiture pour 30.000 Fmg, c'était à la portée de tous ! Les enseignants du primaire, à l’époque, possédaient même des voitures personnelles.

Georges Ranaivomanana, analyste observateur, souligne que l'essence coûtait entre 40 et 60 Fmg avant 1973. Avec le choc pétrolier lié à la guerre du Kippour, le prix a bondi à 150 Fmg en 1979. Un témoignage de Miguel, adolescent en 1975, raconte que prendre le bus était un véritable loisir. « Pour 10 Fmg, nous faisons le tour de la ville sur la ligne 17 », se souvient-il.

Les salles obscures de l'époque

Les Malgaches avaient aussi un goût prononcé pour le cinéma. Hery, aujourd'hui sexagénaire, se rappelle avoir dépensé 110 Fmg pour une place au balcon, et jusqu'à 150 Fmg pour une place réservée, et 90 Fmg pour une autre sur le balcon. Ces souvenirs témoignent d'une vie culturelle florissante, où le cinéma était une activité chaleureuse et accessible.

Voyager devient un luxe accessible

Les voyages en avion, à l'époque, étaient encore une option envisageable pour la classe moyenne. Les billets pour des vols intérieurs comme Tanà-Toamasina ne dépassaient pas 10.000 Fmg, tandis que les vols vers Paris variaient de 150.000 à 250.000 Fmg.

Une vie de simplicité

Dans de nombreux foyers, le chef de famille était le garant du quotidien. Le pain ramené à la maison suffisait. Pas besoin de double emploi pour la maîtresse de maison, qui pouvait se concentrer sur sa famille. Aujourd'hui, la réalité semble bien différente, où le mari et la femme doivent souvent travailler pour arriver à peine à joindre les deux bouts.

Les années 70 à Madagascar furent marquées par une économie prospère et une vie quotidienne où la simplicité et l’accessibilité étaient la norme. La nostalgie des témoins de cette époque sonne comme un doux rappel des jours où vivre était synonyme de joie et non de lutte permanente. Alors, cher lecteur, seriez-vous prêt à revivre ces années de rêve ?

Par Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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