Editorial

A plaindre !

Publié le lundi, 21 août 2017
A plaindre. Tel est le sort réservé à ces médias appelés à exécuter une « mission impossible ». Défendre l'indéfendable, cirer la boueuse et sauver l'irrécupérable (l'« inavotrable »), autant d'engagements dont la réalisation exige des dons ou talents surnaturels, voire des exercices acrobatiques que les exécutants seraient en passe de rater. Tellement, la prestation voulue demande des efforts inhumains et des compétences savantes, hautement qualifiées, que les prestataires risqueraient de ne pas pouvoir réaliser. Il n'est pas question, ici, de sous-estimer le savoir-faire journalistique de certains confrères dont l'expertise en la matière ne souffre d'aucune insuffisance ni d'avoir la…

Espace conquis

Publié le vendredi, 18 août 2017
L’échéance de 2018 approche, les grandes formations politiques, dignes de l’être, enclenchent la vitesse supérieure et entament directement ou indirectement les opérations de marquage au sol. Tout comme le géomètre-expert, on s’active au travail de « bornage ». Il faut bien tamponner le cachet du parti sur terrain. L’essentiel consiste, bien entendu, à occuper l’espace et d’y installer un piquet signalant : « propriété privée ». Il s’agit, à l’échelle nationale, d’une entreprise politique d’envergure exigeant des travaux de fourmis.

Faute lourde

Publié le jeudi, 17 août 2017
Du jamais vu ! Pas d’ambassadeurs, du moins, dans les grandes et traditionnelles chancelleries occidentales. Des postes hautement stratégiques, notamment dans le domaine économique, pour le pays. Un contexte malheureusement inédit que les tenants du régime ne parviennent pas à surpasser ou à contourner.Les postes de chefs de mission diplomatique (Cmd), du rang d’ambassadeurs ministres plénipotentiaires dans nos ambassades, restent vacants. En dépit de multiples tentatives et en trois ans et demi de « règne », les titulaires du pouvoir n’ont pas réussi à nommer leurs représentants de haut niveau à Paris ou à Berlin ou ailleurs, et ce, malgré les différentes interpellations…

Vingt-six ans après !

Publié le mercredi, 16 août 2017
« Où en est-on ? » Une légitime question que se posent les historiens, observateurs et même les simples citoyens du pays ayant vécu l’évènement. Effectivement, vingt-six ans après la tuerie d’Iavoloha, où en sommes-nous exactement ?Bref rappel. Le 10 août 1991, les leaders du mouvement populaire, entre autres le Professeur Zafy Albert, le pasteur Richard Andriamanjato et le Général Rakotoarison dit « Voay Be », organisèrent une grande marche vers Iavoloha pour demander ou exiger du locataire dudit lieu, l’Amiral Didier Ratsiraka de « libérer » le peuple. Ce fut la « grande marche de la liberté » (« Diaben’ny fahafahana »). Une foule géante se dirigeait, à pied, vers le…

Problématique !

Publié le mardi, 15 août 2017
Problématique, la mise sur rail de l'une des entités prévues dans la Constitution, chargées de réinstaurer la réconciliation nationale, crée des vagues. La zizanie s'amplifie autour de la sélection des membres du « Conseil du Fampihavanana Malagasy » (Cfm). Prévu dans le tout dernier article de la Constitution, le Cfm prend du retard. En effet, de l'art. 168 des « Dispositions transitoires et diverses » du titre VII, de la loi fondamentale, il est stipulé de l'institution du Cfm. Mais, pour des raisons obscures échappant au commun des mortels, les tenants du régime ne se pressent pas à s'en exécuter.

Monde fou !

Publié le dimanche, 13 août 2017
Le monde carcéral malagasy affiche complet, voire archi-complet ou archi-comble. Les normes, en termes de capacité numérique de « réception », sont de très loin dépassées. La Grande île dispose de 68 prisons dont la « contenance » normale ne doit pas excéder 10 000 détenus. La réalité est tout autre. On en recense, en ce moment, environ 20 000 « pensionnaires » à travers tout le pays. Un monde fou !

Fil infos

  • Remaniement - Les natifs du Nord souhaitent intégrer le prochain Gouvernement
  • Premier ministre Christian Ntsay - Deux fois reconduit
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  • Assemblée nationale - Les membres du Bureau permanent connus
  • Exécutif - Démission du Gouvernement ce jour
  • Dans sa fuite précipitée - Henri Rabary-Njaka a laissé des dettes au pays
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La Une

Editorial

  • Choix judicieux et responsable
    Selon la tradition républicaine, pour le respect  de la Constitution et en vertu de la démocratie, le Premier ministre Ntsay Christian a remis dans la journée du jeudi sa démission, tout le Gouvernement avec, auprès du Président de la République Rajoelina Andry Nirina qui l’a accepté dans la foulée. 24 heures après, l’Assemblée nationale, à travers la formation politique ayant obtenu le maximum des sièges, a proposé les noms du Premier ministre au locataire d’Iavoloha. Et ce dans le respect de l’article 54 de la Loi fondamentale.  Dès le lendemain, le Président de la République fait son choix en reconduisant au Palais de Mahazoarivo, Ntsay Christian. Jusque- là, le respect de l’Etat de droit marche à merveille. Un bon signe qui cautionne l’avenir meilleur, sous de bon augure ! C’est bien loin le temps où cet Art. 54 du Texte fondamental fut bafoué et violé par un régime dénué de l’éthique…

A bout portant

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