Publié dans Culture

Chansons à texte - Un premier rendez-vous réussi pour Samoëla

Publié le dimanche, 29 janvier 2023

L’enfant terrible des « Vazo miteny » (chansons à texte) a pu encore réunir autant de monde vendredi dernier dans le vieux carré du Piment Café, sis à Behoririka. Le caractère et la présence scénique de cet artiste n’étonnent plus le public. Il s’agissait du premier concert de Samoëla depuis le début de cette année 2023. Quelques minutes avant le concert, les habitués des lieux avaient eu du mal à trouver une place. En effet, quand ce grand monsieur est à l’affiche quelque part, c’est toujours à guichet fermé quelques heures avant le concert. 

Dès les premiers riffs de Roger, le guitariste virtuose, le public s’est enflammé comme si c’était la dernière fois qu’il jouait sur scène. Samoëla aurait beau enchaîner les tubes les uns après les autres, mais les fans semblaient insatiables. Au milieu de la scène, l’artiste régit le spectacle avec sa guitare. En une soirée, il a repris tous ses meilleurs succès pour le plaisir des yeux et des oreilles de l’assistance. On notera tout particulièrement une ardente « Kalakely » à grands coups de guitare. S’en suivaient les récents morceaux comme « Mihodina », le nouveau titre « Marenina aloha » qui cartonne déjà dans les ondes de la Grande île ou encore la chanson en hommage à tous les pères de famille baptisé « Dada », ce qui a fait trembler les murs du vieux carré, étant donné que tout le public chantait en chœur.  

Presque tous les titres contenus dans les albums sortis par Samoëla ont été mis à l’honneur durant la soirée. Bref, tous les grands tubes y étaient, à l’instar de « Sexy girl », « Mialangalana », « Taraiky ». Tout le monde a pu chanter et danser. Les fans, qui attendaient ce concert avec impatience, sont comblés. Samoëla et ses musiciens ont offert plus de deux heures et demie de prestations. Le temps semblait filer comme un éclair. Il s’est montré plus en forme que jamais. Les spectateurs ont passé un moment à la fois nerveux, électrique et envoûtant. Il s’agissait d’un cabaret intimiste, attendu, espéré et souhaité vivement par une ribambelle de fans en délire. Samoëla reste un showman, un chanteur magnétique ayant plus de vingt-cinq ans de carrière et qui séduit encore par ses chansons indémodables. L’originalité de son style et son franc parler l’ont rapproché du public et lui ont valu la reconnaissance de ses pairs. Toujours au top de sa forme, monsieur « Bandy akama » continue de caracoler dans le cœur des Tananariviens.

 

Sitraka Rakotobe

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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