Publié dans Economie

Foire internationale de Madagascar - Un tremplin pour les énergies alternatives

Publié le vendredi, 17 septembre 2021

Un pavillon dédié à l’énergie verte : l’espace « Go Green ». Cette 15ème édition de la Foire internationale de Madagascar (FIM), appuyée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, met en valeur toutes les énergies alternatives au charbon de bois déjà disponibles au pays, à l’heure où la Grande île ne possède plus que 10 % de ses forêts primaires. A cet effet, des dizaines de start-up participent à cet événement afin de proposer aux consommateurs mais aussi aux futurs investisseurs et partenaires les résultats de leurs recherches et de leurs travaux. Avec la FIM, ils espèrent ainsi trouver un moyen de mieux vulgariser ces produits hors du commun mais tout à fait écologiques.  

 

L’Etat à travers le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) s’est fixé comme objectif de réduire au fur et à mesure la consommation de charbon de bois et de bois de chauffe, dans le but de préserver ce qui reste des zones forestières du pays. Cela contribuera à la diminution de la pression sur les réserves naturelles du pays et donc au reverdissement de la Grande île. Toutefois, les autorités ne pourront pas effectuer ce basculement toutes seules, d’où tout l’intérêt de ce genre d’événement. « Après la vulgarisation de l’utilisation du gaz domestique avec la baisse de la TVA de 20 % à seulement 5 %, nous devons donner un coup de pouce aux autres solutions énergétiques. A l’occasion de la FIM, 40 jeunes entrepreneurs pourront effectivement exposer leurs résultats de recherche en termes d’énergies alternatives afin d’abandonner petit à petit l’utilisation des bois-énergies. La promotion de ces énergies alternatives fait partie intégrante de la politique du MEDD. Et cela a pu être concrétisé grâce à la collaboration avec le secteur privé », se réjouit à cette occasion Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Il s’avère que seulement moins de 3% de la population utilisent le gaz butane dans la Grande île. La majorité des ménages, représentant un taux de 92 %, utilisent le charbon de bois. Le reste utilise l’électricité fournie par la JIRAMA. « Avec une consommation annuelle de 450 000 tonnes, nous comprenons désormais la principale origine de la déforestation à Madagascar, sachant que pour une tonne de charbon, il faut au moins une tonne de bois. De plus, la valeur ajoutée transformée en charbon est parmi les plus basses. C’est pourquoi, il est important d’entamer la transition énergétique. Et nous commençons aujourd’hui avec le gaz butane. Pour arriver à une transition énergétique effective, nous devons encore fournir beaucoup d’efforts », explique la ministre. Les énergies alternatives sont rarement employées et citées. Raison pour laquelle cette promotion est primordiale afin d’amener les consommateurs à se reconvertir, sachant que ces solutions énergétiques reviennent moins cher sur le long terme.

Les start-up fortement représentés

Des milliers de dossiers de création d’entreprises sont enregistrés chaque année chez l’organisme d’appui Economic Development Board of Madgascar (EDBM). Malheureusement, il y a presque autant de fermetures qui sont déclarés au registre du commerce, selon les observateurs. Les entreprises en démarrage rencontrent de nombreux facteurs de blocage avant de pouvoir pleinement s’épanouir, pour ne citer que la course au financement. C’est pourquoi le programme d’accompagnement des start-up (PASS), initié par le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France est venu avec une délégation de masse à la Foire internationale de Madagascar avec près d’une vingtaine de jeunes entrepreneurs que ledit programme encadre et soutient. « A travers ce projet, l’ambassade de France à Madagascar, accompagnée par les partenaires locaux et internationaux, entend favoriser le rôle de moteur du développement des établissements d’enseignement supérieur malagasy et leur concours au renforcement du tissu économique du pays par l’établissement de passerelles entre les universités et les incubateurs d’entreprises », explique Andrianiavo Ramamonjisoa, responsable des partenariats du programme PASS. Ce dernier de rajouter que « effectivement, l’épisode Covid-19 est devenu, en général, une excuse de blocage du développement de l’activité entrepreneuriale de ces jeunes pousses. Cependant, notre programme ambitionne de parfaire les mêmes stratégies antérieures à cette période de pandémie pour soutenir nos incubés ». Selon ce responsable, malgré leurs bonnes idées, beaucoup de jeunes se trompent dans les fondements théoriques de la création d’entreprise, dans la mesure où l’entrepreneuriat représente un phénomène de mode plutôt qu’un réel avenir professionnel pour la plupart d’entre eux. Il ne suffit pas d’avoir une bonne idée, ni d’obtenir obligatoirement un financement de départ.

La motivation derrière l’innovation est tout aussi indispensable en matière d’entrepreneuriat. Par conséquent, idéalement, le recours au financement devrait se faire à la phase de développement de l’activité plutôt qu’à la création. Afin d’éviter aux start-up un parcours brillant mais réduit à l’image d’une étoile filante, le programme ambitionne de favoriser la professionnalisation des filières universitaires, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, ainsi que l’amélioration des projets générateurs d’opportunités économiques et d’emplois par un accompagnement professionnel, tout cela à travers la création d’une structure d’accompagnement adaptée pour les jeunes entrepreneurs, en partenariat avec des acteurs locaux.

Dossier réalisé par Rova Randria et Hary Rakoto

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Editorial

  • Où en sommes-nous ?
    L’UE regrette ! Le RSF enfonce ! Le CSI déplore ! Certaine presse étrangère et certains activistes des réseaux sociaux accusent !Au fait, où en sommes-nous dans la bataille contre les grands maux qui minent et bloquent le réel démarrage vers l’essor et le développement du pays ? En est-on resté au stade des grands mots dans la lutte sans merci contre les grands maux à savoir la corruption, l’impunité, le non-respect de l’Etat de droit, de la liberté d’expression, de la démocratie ? Le tableau ne luit pas assez comme nous l’entendions. Les différents rapports d’Institution et d’organisme étranger ainsi que des Institutions en charge de la lutte contre toute forme de malversation et certaine Société civile du pays ne vont pas dans le sens de notre faveur sinon notre souhait. Ou bien, on se prend pour le mal aimé des autres et en revanche on dénonce ! Ou…

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