Publié dans Economie

Pierre et gemme - Les exportations peuvent reprendre 

Publié le mardi, 20 septembre 2022

Ouf de soulagement. Les opérateurs du secteur extractif attendaient cette délivrance, depuis des lustres. La possibilité d'exporter des gemmes et pierres précieuses de Madagascar reviendra à la normale à partir d'aujourd'hui après une longue période d'interruption, comme l'a annoncé le ministre des Mines et Ressources stratégiques Rakotomalala Herindrainy Olivier lors de la conférence de presse au sein du ministère de tutelle en présence des représentants de ce secteur, hier à Ampandrianomby.

Ainsi, des dispositions ont été prises pour rétablir la capacité d'exporter des gemmes et des pierres précieuses pendant la période de suspension, et maintenant le fonctionnaire qui a le pouvoir de signer les documents nécessaires à cette exportation a été nommé en Conseil des ministres. L'une des choses les plus importantes dans cet arrêté a été la révision du prix plafond d'exportation des ressources minérales ou des valeurs marchandes de référence pour s'adapter aux époques et aux nouveaux contextes. Pour rappel, les prix minimum utilisés pour évaluer les pierres et gemmes qui sortent des terres malagasy ont été fixés il y a plus de 20 ans et n’ont jamais évolué depuis. Raisons pour laquelle des discussions entre les acteurs dont les opérateurs, les exportateurs, les lapidaires et les responsables de la gestion des Ressources naturelles et du ministère des Mines, des Ressources stratégiques ou plus communément appelé « Administration minière » ont porté sur la révision de ce système de valeur marchande. 

Revalorisation 

Après discussions, il a été décidé et convenu par tous qu'un « comité restreint », composé de 8 représentants des entrepreneurs, va discuter des prochaines étapes avec les responsables du ministère. A l’occasion, les opérateurs et le ministère ont convenu que le prix minimum utilisé en 2001 n'est plus pertinent en raison de l'absence de réforme, même au cours de ces 20 années. Afin de faciliter l'utilisation de ce projet de plafond de prix minimum pour l'exportation des ressources minérales, les interlocuteurs se sont mis d’accord que le dollar sera utilisé à cet effet. La définition de cette nouvelle limite de prix minimum a été réalisée après une réunion et un travail conjoint du Gouvernement et des opérateurs concernés. Par ailleurs, ce projet de revalorisation de la valeur marchande des pierres à l’exportation entre dans le cadre de la politique d’assainissement du secteur dans lequel les opérateurs peinent toujours à exercer leur commerce au niveau international à cause de la difficulté d’obtention de permis d’exportation. Outre la définition de cette limite de prix minimum, des mesures ont également été prises pour améliorer et prévenir la fraude, à savoir l'utilisation du nouveau « Certificat de conformité » inimitable et doté d'un QR code. Un objectif d'amélioration, comme la fixation d'une nouvelle limite de prix pour les exportations minières pourra alors stimuler les opérations minières au pays mais cela permettra aussi aux entrepreneurs d’entrevoir un horizon optimiste quant au développement.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Un leadership mérité !
    La Grande île recevra le prochain Panel international Cacao fin en juin 2023 à Antananarivo. Pour ceux ou celles qui sont branchés dans ce secteur porteur, il s'agit d'une victoire gagnée à bras le corps par le ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Consommation (MICC). Au cours de la 106 ème réunion du Conseil de l'Organisation du Cacao (ICCO) à Abidjan, le mois dernier, le 29 septembre, la délégation malagasy conduite par le ministre Razafindravahy Edgard s'était livrée à une bataille acharnée et un pari de taille pour remporter ce prochain rendez-vous à Antananarivo. De facto, Madagasikara s'est adjugé la première place mondiale dans la production de cacao. Un rang que la Grande île mérite.

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