Publié dans Economie

Inclusion financière - La banque postale malagasy se concrétise

Publié le vendredi, 21 avril 2023

Longtemps considéré comme un service désuet, la Paositra Malagasy refait peau neuve afin de répondre de manière optimale aux attentes des utilisateurs. De nouvelles stratégies seront menées afin de continuer à moderniser cet exploitant public du service postal à Madagascar, et ce grâce à l’utilisation du numérique et l’entrée dans l’ère de la digitalisation de cette société d’Etat. En ce sens, le dernier Conseil des ministres vient de valider le modèle économique permettant de mettre en place le concept de « banque postale » par la Paositra Malagasy. Pour rappel, le ministre du développement Numérique, de la Transformation digitale, des Postes et des Télécommunications, Tahina Razafindramalo, s’est déjà concerté avec le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar en vue de partager les expériences sur les éventuelles exigences de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF), notamment pour le futur établissement qui projette de mettre en place un système comparable aux Institutions de micro-finances. 

Parmi le mode opératoire discuté se trouve le futur système d’information bancaire ou « Corebanking System » ou la mise en place d’un « Switch » national pour que Madagascar ait son propre réseau d’interconnexion bancaire indépendant des grands réseaux internationaux. Ainsi, à moyen terme, la banque postale actera tout d’abord dans le bain de la microfinance ainsi que celui du « Mobile Money » pour ensuite s’étaler sur les services bancaires classiques et d’envergure sur le long terme. 

Investissement propre

Conscient de l’importance de l’enjeu ainsi que des moyens considérables à mettre en œuvre, l’Etat a décidé d’épauler la Paositra Malagasy dans cette lourde tâche d’inclusion financière à travers un financement sur le capital à hauteur de 35 % via la Société Nationale de Participations (SONAPAR). La Paositra Malagasy s’occupera ainsi de combler les 65 % restants par un financement propre à elle. De plus, les outils d’inclusion financière comme le « Mobile Banking », le E-mandat ou encore le post-transfert ont déjà été mis en avant afin de garantir l’efficacité de ces services financiers dans tous les bureaux de postes existant sur le territoire national. 

Cette société d’Etat mise gros sur les technologies numériques afin d’améliorer ses services, pour ne mentionner que la mise à l’épreuve du système de transfert « Post-Money » lors de l’initiation du projet « Tosika Fameno » durant les périodes de pandémie de Covid-19. Il s’agit d’un procédé qui vise à transformer des processus traditionnels, des objets, des outils ou encore des professions par les technologies digitales afin de les rendre plus performants.

« Au départ, j’ai été sceptique sur la qualité de services que pouvait proposer la poste, étant donné l’évolution des nouvelles technologies. Mais je me suis rendu compte qu’au contraire, ces technologies ont permis à la Paositra Malagasy de s’améliorer. Personnellement, j’utilise surtout le service " épargne ", le transfert d’argent et le service express d’envoi de colis », explique un grossiste de la Capitale qui trouve avantageux les tarifs appliqués par la Paositra Malagasy sur le marché local. A noter que son réseau d’agence compte parmi les plus importants en termes de couverture sur le territoire national avec près de 250 bureaux. Un réseau qui, selon les responsables, sera opérationnel d’ici 2024.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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