Publié dans Economie

Agribusiness à Imerintsiatosika - L’élevage porcin et avicole en pleine expansion

Publié le mercredi, 22 novembre 2023
Agribusiness à Imerintsiatosika - L’élevage porcin et avicole en pleine expansion Crédit photo : Carinah

Au cœur de la ville d’Imerintsiatosika, l’élevage porcin et avicole connaît actuellement un développement spectaculaire, attirant l'attention avec ses 36 Fokontany et riche d'une population de 100 000 habitants, selon Parisoa Andriambolanarivo, maire de la CFommune. Dans cette partie pittoresque, l'élevage porcin se décline en deux modèles distincts. D'une part, l'élevage extensif séduit de nombreuses fermes locales, tandis que l'élevage intensif gagne du terrain au sein des foyers. Malgré la popularité croissante de cette activité, un défi majeur persiste : le manque de connaissances chez de nombreux éleveurs locaux se traduit par des erreurs de placement des porcheries et, de manière plus inquiétante, le déversement d'eau contaminée dans les rues. Cet enjeu pressant souligne l'impérieuse nécessité d'une sensibilisation accrue et de programmes de formation visant à améliorer les pratiques d'élevage porcin. Au cours des quatre dernières années, l'élevage de poulet a connu une ascension spectaculaire, principalement attribuée à l'arrivée d'éleveurs immigrés en provenance d'Antananarivo. Les exploitations avicoles, parfois dotées de 50 poulaillers et accueillant jusqu'à 30 000 poulets, se sont transformées en entreprise lucrative dans la région.
Un environnement propice
Selon une source officieuse, Imerintsiatosika se distingue par des atouts naturels pour l'élevage porcin. Nichée dans une région où les saisons distinctes et les températures modérées prédominent, le climat local offre un cadre propice à l'épanouissement de cette activité agricole. Ces conditions météorologiques favorables permettent une gestion efficace des porcheries tout au long de l'année, stimulant ainsi la croissance continue de cette industrie. Profondément enraciné dans la tradition locale, l'élevage porcin, pratiqué de manière extensive, transcende les générations, conférant à cette industrie une résilience remarquable. Cependant, l'urgence d'une éducation accrue et de programmes de formation se profile comme une nécessité impérative pour garantir la pérennité et le succès de ces activités agricoles florissantes à Imerintsiatosika.
Nina Iharimalala, pionnière de l'agribusiness à Imerintsiatosika
Nina Iharimalala fondatrice de l'Institut supérieur Le Capricorne dédie son engagement à appuyer les jeunes dans la création des fermes que ce soit en groupe ou individuel. L'Institut, éminent dans le monde de l'agribusiness, vise à préparer les jeunes à un avenir professionnel prometteur, même pendant leur scolarité. Selon elle, l'objectif principal de cet appui aux jeunes est de créer des opportunités d'emploi pour les étudiants. Elle souligne l'importance de connaître l'intensité du travail dès le plus jeune âge, tout en mettant l'accent sur la capacité des étudiants à définir le travail qu'ils effectueront deux ans après avoir quitté l'Institut. Et d’ajouter : « Nous voulons que nos étudiants ne soient pas seulement conscients du monde du travail, mais qu'ils soient également capables de planifier leur avenir professionnel avec confiance. Cela contribue non seulement à leur réussite individuelle mais renforce également la main-d'œuvre locale ».  L'Institut met à disposition des étudiants des techniciens pour le contrôle de qualité, encourage également le contrôle du travail des étudiants par les autorités. Elle est convaincue que cette supervision contribue à garantir la qualité des compétences acquises par les étudiants et à aligner leur formation sur les besoins du marché de l'emploi local. Elle lance un appel à tous les partenaires et ceux intéressés à soutenir le milieu rural et les jeunes à se soutenir mutuellement. Elle fait remarquer l'importance de la collaboration pour renforcer les initiatives éducatives et agricoles, offrant ainsi un avenir plus prometteur aux générations futures.
Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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