Publié dans Economie

« Fadin-tseranana malagasy » - Les tarifs douaniers disponibles en ligne

Publié le vendredi, 31 mai 2024

La Direction générale des douanes  a mis en place l’« E-Tariff Tool », une nouvelle plateforme en ligne accessible au grand public pour consulter les tarifs douaniers. Développée par le cabinet sud-africain Global Trade Solutions (GTS), cette initiative vise à améliorer la transparence et la prévisibilité des opérations de commerce international. La plateforme sera disponible à partir du mois de juillet, ce qui permettra aux importateurs et exportateurs de connaître à l'avance les frais et les taxes applicables aux marchandises. « Le commerce international a besoin de prévisibilité. La personne qui importe ou exporte des marchandises doit connaître à l’avance les frais ou tout l’argent nécessaire pour les marchandises qu’elle importe », souligne Lainkana Zafivanona Ernest, directeur général des douanes. 

La déclaration en douane, en raison de sa complexité, requiert l'intervention de transitaires spécialisés. « La fiscalité domestique peut être gérée par l'entreprise elle-même, mais les procédures de douanes doivent être effectuées par un agent de transit, non seulement à Madagascar mais dans le monde entier », précise le DG. 

Cette nécessité découle de la complexité des connaissances requises pour une déclaration douanière, notamment la maîtrise du Système harmonisé (SH), instauré par l'Organisation mondial des douanes dans les années 1970. Bien que les références tarifaires soient uniformes à l’échelle mondiale, les taux d'imposition varient selon les pays et sont établis par les lois de finances nationales. Dans ce tarif, toutes les références sont les mêmes partout dans le monde. C'est le montant de l'impôt qui fait la différence. Par exemple, l'importation d'une voiture peut être taxée à 20 %, tandis que celle d'un camion pourrait être à 5 %.

Accessible à tous 

Grâce à l’« E-Tariff Tool », non seulement les transitaires, mais aussi le grand public pourront consulter facilement les informations tarifaires. Un domaine spécifique, « etariff.douanes. gov.mg », sera créé pour héberger cette plateforme sur le portail web de la douane. Les utilisateurs auront accès à une version web du tarif douanier, un outil de recherche par code tarifaire ou par mot-clé, ainsi qu’un simulateur de droits et taxes. La plateforme sera disponible en anglais et en français et inclura des documentations détaillées sur les types de droits et taxes à l’importation, les tarifs préférentiels et les règles de taxation. En outre, il met en garde contre les risques de corruption liés à un manque de compréhension des lois et des procédures douanières. « Ce qui arrive souvent lorsqu'il y a un manque de compréhension de la loi ou de la procédure est ramené à une simple explication pour pouvoir justifier que la situation est devenue corrompue », indique-t-il. Informer le public de leurs droits et obligations est donc important.  Il insiste sur l'importance pour le public d'être préparé à l'arrivée des marchandises au port pour éviter les enchères dues à des frais de stockage prolongés. La plateforme « E-Tariff Tool », après une formation de trois jours des agents de la douane, promet d'être un atout  pour une meilleure gestion et transparence des échanges commerciaux.

 

Carinah Mamilalaina

Fil infos

  • Actu-brèves
  • Hauts emplois de l’Etat - Ruée vers les 24 postes de chef de Région
  • Elections consulaires des Français de l’Etranger - La liste Français du Monde revendique une meilleure prise en charge sociale
  • Refondation - « L’espoir d’un véritable renouveau démocratique s’amenuise », dixit la société civile
  • Direction Générale de l’ARAI - Un homme de l’intérieur prend les rênes
  • Premières pluies - Les infrastructures déjà mises à très rude épreuve
  • Actu-brèves
  • HCC - Trois anciennes ministres réintègrent l’Assemblée nationale
  • Concertation nationale - LES RECOMMANDATIONS D’UN CITOYEN D’AMBATONDRAZAKA
  • Détention de Rinah Rakotomanga - Son avocate dénonce des dessous politiques

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

A bout portant

AutoDiff