Publié dans Economie

Office du tourisme de Toliara - Le MTA temporise face aux tensions internes

Publié le dimanche, 10 août 2025
Cette démarche vise à garantir la poursuite des missions de l’ORTU tout en vérifiant la légalité des décisions prises et l’utilisation des fonds publics Cette démarche vise à garantir la poursuite des missions de l’ORTU tout en vérifiant la légalité des décisions prises et l’utilisation des fonds publics Crédit photo : ORTU

Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA) a tenu à réagir face aux rumeurs entourant l’Office régional du tourisme de Toliara (ORTU), accusé de tensions internes et visé par des allégations d’ingérence de la part de la ministre. Dans un communiqué publié le 9 août, le ministère a souhaité clarifier la situation et apaiser les inquiétudes des acteurs du secteur. Reconnu d’utilité publique et rattaché à l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), l’ORTU bénéficie d’un mandat officiel, conformément à l’article 21 du code du tourisme, pour assurer la promotion touristique de la Région. Ce rôle s’accompagne d’un financement public équivalent à 50 % des recettes générées par les « vignettes touristiques », un impôt prélevé sur les opérateurs hôteliers. L’ordonnance 60-133 régissant les associations précise par ailleurs que les organismes reconnus d’utilité publique sont soumis à un contrôle particulier de l’Etat. Selon le ministère, des informations faisant état de désaccords internes, ainsi que de l’implication du directeur régional du tourisme et de l’artisanat local, ont conduit à l’ouverture d’une médiation. Cette démarche vise à garantir la poursuite des missions de l’ORTU tout en vérifiant la légalité des décisions prises et l’utilisation des fonds publics. 

 

Enquête 

 

Ainsi, la dissolution du conseil d’administration, initiée par certains membres, a été suspendue dans l’attente des conclusions d’une enquête indépendante. Cette enquête sera confiée à des professionnels neutres, extérieurs aux deux parties en conflit. Une fois les résultats connus, une assemblée générale extraordinaire sera convoquée, conformément aux statuts de l’ORTU, afin que les membres puissent se prononcer sur la gouvernance en toute connaissance de cause. Le ministère a tenu à souligner qu’il n’est pas intervenu dans la gestion interne de l’association, mais qu’il agit dans le cadre de ses prérogatives légales pour veiller au respect des procédures et préserver l’autonomie de l’ORTU. « Le développement du tourisme repose sur trois piliers : l’Etat, les opérateurs privés et les touristes. Notre rôle est de maintenir un équilibre entre ces acteurs pour garantir un secteur prospère », rappelle le communiqué. En appelant à la sérénité, le ministère réaffirme sa volonté d’accompagner la structuration du secteur touristique à Toliara et au-delà, dans un esprit de partenariat et de transparence. Les résultats de l’enquête devraient apporter des éclaircissements décisifs pour l’avenir de l’ORTU et la poursuite de ses missions au service du développement régional.

 

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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