Cette transition vers le solaire n'est pas seulement technique, elle vise à assainir les comptes de la Jirama en substituant une énergie coûteuse par une source founies gratuitement par le soleil. Selon le ministre, le véritable défi réside dans le système lui-même, et ces mesures d’urgence sont conçues pour offrir une bouffée d’oxygène aux industries locales qui subissent les contraintes des délestages. En augmentant la part du renouvelable, les autorités espèrent non seulement stabiliser la fourniture électrique mais aussi créer un environnement plus propice à l’investissement privé, garantissant ainsi une capacitée de production capable de soutenir la croissance industrielle de la capitale et de ses environs immédiats. Ce renforcement de la puissance disponible est perçu comme un signal fort envoyé aux acteurs du secteur productif, pour qui l'énergie est le moteur principal de toute activité rentable et pérenne.
Réhabilitation
En complément de cet essor solaire, le renforcement des infrastructures de production thermique existantes demeure une priorité pour sécuriser la croissance économique nationale sur le long terme. Les travaux de réhabilitation de la centrale CTA II, dont la puissance devrait passer de 20 à 24 MW, ainsi que la montée en puissance progressive du site d’Aksaf vers un objectif de 60 MW, illustrent cette volonté de maximiser les ressources disponibles. Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a insisté sur le fait que l’efficacité énergétique dépend d’une chaine de valeur complète, allant de la production à la distribution finale de l'électrisité. Cette vision intégrée est essentielle pour les entrepreneurs malgaches qui voient dans la régularité du courant un facteur de compétitivité crucial sur le marché régional. Par ailleurs, l'acquisition de nouveaux groupes électrogènes pour les provinces souligne l'engagement de l'État à ne laisser aucune zone de côté, favorisant ainsi un développement territorial équilibré. Comme l'ont souligné certains observateurs économiques, chaque mégawatt additionnel permet de limiter les pertes de productivité et de sécuriser les revenus des ménages dépendants de l'activité commerciale. En investissant dans la maintenance des équipements de térmique et en modernisant le réseau, le gouvernement pose les jalons d'une relance industrielle durable, indispensable pour transformer les défis actuels en véritables opportunités de progrès social et de prospérité pour l'ensemble de la population malagasy.








