Publié dans Economie

« Re-cycl’In Mada » - Mieux exploiter les déchets ménagers d’Antananarivo

Publié le mercredi, 24 avril 2019

Des tonnes d’ordures s’empilent chaque jour dans la Capitale. Et le service chargé du ramassage a du mal à suivre la cadence, tellement le volume de déchets en ville est dense. C’est pourquoi le projet « Re-cycl’In Mada » propose une meilleure exploitation de ces derniers. « Tout est recyclable, il faut juste s’en donner les moyens », soutient Franck Andriananahary, initiateur dudit projet. Ainsi, cette jeune pousse prévoit de mettre en place des déchèteries dans plusieurs zones de la Capitale pour pouvoir valoriser les différents déchets récupérés. L’objectif étant de réduire à plus de 90 % les déchets en les valorisant.

« Les tonnes de déchets qui s’empilent à Antananarivo génèrent aujourd’hui de nombreuses maladies. Il ne faut pas non plus oublier la montée des eaux usées vu que les canalisations sont bouchées par des tas d’ordures. Effectivement, le fait de les ramasser ne suffit pas pour que tout rentre dans l’ordre. Il est nécessaire de les transformer pour que tous les problèmes qui en découlent soient solutionnés. Nos déchèteries se positionneront dans cet angle-là. Nous avons commencé du côté d’Alasora. Et nos activités sont actuellement en cours d’extension pour pouvoir transformer une plus grande quantité de déchets », précise M. Andriananahary.

Ainsi, cette entreprise travaille de près avec la Commune de Manandriana pour y installer une autre déchèterie et transformer ainsi tous les déchets de cette Région, tout en appuyant les activités des différentes communautés. « Au départ, les camions transportant les ordures n’arrivent presque jamais au dépotoir. Les paysans les arrêtent en effet en cours de route pour récupérer leurs chargements afin d’en fabriquer du compost. En collaborant avec la Commune, nous disposons donc du terrain mais aussi les matières premières que nous avons besoin. Mais en retour, nous devons donner de l’engrais aux paysans pour éviter qu’ils continuent leur pratique. C’est du donnant-donnant ! », s’enthousiame Raphaëla Rakotovao, collaboratrice au sein du projet. Il faut noter que le plastique n’est pas le seul produit recyclable. Le verre l’est également, sans oublier les épluchures de fruits et de légumes. « Les ordures ménagères peuvent être transformées en produits très utiles dans notre quotidien, si nous ne mentionnons que nos briques autobloquants faites à partir de plastiques et de verres recyclés. Outre cela, nous pouvons également transformer les déchets organiques en biogaz et solutionner les problèmes d’accès à l’électricité dans la Capitale », explique l’initiateur du projet.

Sceptiques

Toutefois, les gens restent encore sceptiques par rapport aux produits recyclés. « Le recyclage est encore nouveau pour les consommateurs. De ce fait, ils ont encore des réserves en ce qui concerne la fiabilité de nos produits. Pourtant, c’est la seule solution efficace et rentable pour notre grande ville. A chaque exposition, nous essayons donc de répondre positivement à toutes les questions pour lever ainsi le doute », notifie Franck Andriananahary. Toujours dans ce contexte, il est ainsi nécessaire de sensibiliser la population sur le recyclage, le tri des ordures ainsi que leur importance. « Re-cycl’In Mada » collabore donc avec diverses associations comme la JCI Vohitrarivo pour faire connaître le concept et changer le comportement de tous, et ce dès le plus jeune âge. Pour précision, « Re-cycl’In Mada » fait partie d’Expression Malagasy Holding, une association de petites entreprises valorisant les déchets.

Rova Randria

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff