Publié dans Editorial

Lâcheté politique !

Publié le vendredi, 09 juillet 2021

Le Chef de l’Etat haïtien Jovenel Moise a été la cible d’un attentat mortel. Un commando s’est introduit à son domicile en pleine nuit et l’abat à bout portant. Haïti, un pays des Caraïbes, le plus pauvre du continent américain, est en proie de façon permanente à des tentatives d’assassinat politique. La sinistre nouvelle plonge de nouveau le pays dans le chaos. Sous le choc, les Haïtiens déjà tourmentés par une misère tenace ne savent plus quoi faire face à de telle lâcheté politique. L’instabilité constante rend particulièrement complexe tout effort de redressement.
A Madagasikara, les actes de déstabilisation continuent et ne comptent jamais s’offrir un répit. Les ennemis de la Nation et détracteurs du régime démocratiquement élus en place n’en démordent point. Impatients à atteindre dans les meilleurs délais leur objet ultime à savoir « renverser le régime Orange et incapables de le réussir par la voie des urnes, ils empruntent la voie raccourcie : l’assassinat politique. Une lâcheté politique, un domaine réservé aux froussards et où les mercenaires seuls osent s’y aventurer.
Le service de la Communication de la Gendarmerie nationale  fait état d’une tentative d’assassinat déjouée visant la personne du secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Défense nationale chargée de la Gendarmerie nationale, SEG, le Général de Corps d’Armée Ravalomanana Richard. D’autres membres du Gouvernement ont été de même la cible d’attentats avant les célébrations de la Fête nationale selon des informations balancées sur la place publique.
Pour le cas précisément du SEG, les limiers de la GN ont appréhendés des individus fortement suspectés. Les enquêtes suivent leurs cours. Des éléments de l’Opposition tentent de banaliser l’affaire dans le seul objectif de vider l’acte de sa gravité et pour en détourner l’attention du public. Certains même des leurs pour ne pas le dire leur « porte-parole » ironisent l’acte en le qualifiant de simple montage de toutes pièces. A la guerre comme à la guerre !
Mais quoiqu’on dise pour dénaturer la dangerosité des actes, toute tentative d’attentat à la vie d’une personne surtout d’une haute personnalité politique de l’Etat équivaut à une atteinte grave à la sûreté nationale et à un acte de haute trahison. Bref, une lâcheté politique.
Montage ou réalité, les faits sont là ! Une association de malfaiteurs ou de terroristes en liaison avec certains des ténors de l’Opposition tentait de fomenter des troubles et des méfaits visant à terroriser la Capitale avant la fête nationale. Personnalités politiques notamment des membres du Gouvernement et opérateurs économiques principalement des Indo-pakistanais de nationalité française résidant à Madagasikara se trouvent dans la ligne de mire. Il n’y a rien de comédie encore moins de plaisanterie, il s’agit vraiment d’une question de vie ou de mort et de stabilité. Pour sa part, le tout puissant Collectif des français d’origine indo-pakistanaise de Madagasikara (CFOIM) a tenu à rendre hommage aux actes de bravoure des éléments de la Gendarmerie d’avoir su neutraliser les terroristes en puissance. L’opinion attend de pied ferme l’issue des enquêtes afin d’identifier les commanditaires.
Dans tous les cas de figure, toute velléité à mettre un terme à la vie d’un adversaire politique ou autre ne pourra être assimilé qu’à un acte de lâcheté politique. Seul le verdict des urnes tranche et le reste n’est que des balivernes.
Ndrianaivo


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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