Publié dans Editorial

Triple défi

Publié le mercredi, 22 mars 2023


Tandis que les impacts de la pandémie de Covid-19 perdurent et la guerre en Ukraine fait rage dont les effets négatifs collatéraux déciment, aussi en sens figuré que dans le sens propre, les vulnérables comme Madagasikara sont confrontés à des défis extrêmes : l’autosuffisance alimentaire, la fluidité et durabilité de la mobilité et la transition énergétique. Un triple défi que le pays entier, gouvernants et administrés confondus, doit relever. Une responsabilité de tous qu’il faille coûte que coûte assumer.
Le 27 du mois précédent, nous étions ici amenés à évoquer un pan de la bataille que le pays doit affronter impérativement à savoir la lutte contre la misère, le combat contre l’insécurité et la bataille, sans merci, contre la corruption. Un triple enjeu, un incontournable pari qu’il faille indubitablement gagner. Année de tous les enjeux et de tous les défis, 2023 n’a pas le droit de rater le coche. Année électorale cruciale, 2023 n’a pas le choix autre que « mener à terme et réussir son contrat ».
En cette fin du premier trimestre de l’année, le pays est déjà en plein dans le mille en campagne plutôt de la pré-campagne électorale. La plus grave erreur, l’énorme bêtise que tous les acteurs politiques postulant la magistrature suprême ont grandement intérêt à  éviter plutôt ne pas oublier ni ignorer dans leurs démarches pour convaincre les concitoyens de démontrer par A+B les voies et les moyens afin d’avoir sous contrôle les vrais enjeux et défis du pays.
L’heure n’est plus au bla-bla ! Tout est urgent ! La lutte contre la montre entre dans sa phase décisive. L’enjeu pour atteindre de l’autosuffisance alimentaire ne peut pas attendre. Le pronostic vital de la majorité de la population est engagé surtout dans les régions où la population vit dans des conditions de précarité extrême. L’insuffisance alimentaire au même titre que la malnutrition atteint un niveau critique. Il n’est plus question de se chamailler pour des … prunes. Le vrai débat autour d’une table, conférence ou concertation nationale, qui vaille la peine d’engager revient à discuter franchement « comment réussir le plus tôt possible, sans précipitation aucune, l’autosuffisance alimentaire ? »
Le problème de la dégradation avancée de nos routes nationales, urbaines y comprises, doit être forcément résolu de façon urgente et prioritaire. Les dégâts et les pertes occasionnés par les routes en état de détérioration avancée ou critique exigent les interpellations au plus haut niveau de l’étage de décision. Le pays ne peut plus continuer ainsi sinon la descente assurée aux enfers. On perd des milliards et des milliards d’ariary à cause de ces défaillances. A Antananarivo, à titre d’exemple, les bouchons et les embouteillages monstres à toutes les heures de la journée plongent la vie quotidienne des citadins dans une désolation inénarrable à la fois psychologique qu’économique.
Un troisième défi qui attend de pied ferme les dirigeants en place ou futurs réside dans le combat pour maîtriser la transition énergétique. En effet, il s’agit d’un défi de taille qu’il faut relever à tout prix. Un pays comme le nôtre n’a pas le choix. Il est de l’intérêt supérieur de la Nation de prioriser l’option en faveur de l’énergie renouvelable. Le soleil nous en avons toute l’année. L’eau on en dispose. Il reste la volonté ! 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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